dédié à Crépy-en-Valois, à la communauté de communes du pays de Valois, à la préservation de l'environnement, du patrimoine historique et naturel ainsi que de la qualité de vie des habitants de la région
FEUILLE DE LIAISON N°43 – MAI 2020
Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts
AP3F - BP 20343 – 60634 CHANTILLY
Association N° W604000624
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Chers adhérents, chers sympathisants, chers amis.
Nous espérons que vous et vos familles allez bien.
En cette période de pandémie, rien ne vous a échappé ! « La machine » s’est grippée.
Elle nourrit de l’inquiétude et des questions. L’après sera-t-il comme avant ? Les dogmes et les certitudes laisseront-ils place à de nouvelles gouvernances ?
A la faveur de cette période troublée, voilà une bonne occasion pour mettre encore plus en mouvement les préceptes que la fédération des PNR propose dans sa note d’orientation communiquée à l’occasion de leur 50ème anniversaire. Il convient de promouvoir leurs valeurs qui n’ont jamais fait autant sens et que cette crise nous invite à mettre en avant.
En quelques mots, la motivation des Parcs est de proposer une nouvelle contribution.
Le contexte donne au PNR Oise-Pays de France (PNR OPF), ses 70 communes adhérentes, les départements de l’Oise et du Val d’Oise, des régions Hauts de France et Île de France qui le soutiennent et le financent, l’opportunité de s’engager plus à fond dans la construction d’autres relations à la nature et à la biodiversité. Qu’on appelle cela développement positif ou décroissance douce, il devient urgent de soutenir une gouvernance de projets pour un développement respectueux des écosystèmes et inspirés par eux.
Par exemple, l’actualité nous renvoie aux programmes de développement des énergies renouvelables dont les dérives sont déjà bien identifiées. Singulièrement sur le territoire du Parc, la vigilance s’impose pour le PNR et l’ensemble des associations.
Il y a eu le tout éolien (le PNR OPF est peu impacté), ses excès et puis finalement les décisions de la région et du gouvernement de freiner son essor.
Aujourd’hui, à grand renfort de moyens et de communication, nos régions « mettent le paquet » pour développer la méthanisation sur un territoire comme le nôtre à forte vocation agricole. Il ne s’agit pas d’être contre la méthanisation qui offre de nouveaux débouchés mais contre ses débordements si on s’y engouffre sans discernement et si on ne prend pas garde à encadrer la filière surtout pour les installations de dimension industrielle (accaparement, voire renchérissement, des terres agricoles pour la production d’énergie plutôt que l’alimentation avec dérèglement des filières et augmentation de certains prix agricoles; agriculteurs se transformant en producteurs de méthane ; l’intensité du trafic des camions pour alimenter les centrales, les mauvaises odeurs, l’impact sur les paysages, les limites de la ressource, la surexploitation des sols, ….).
Quant à l’Etat, il veut développer le voltaïque avec son programme « Place au soleil ». Très bien ! Mais sur la base aérienne de Creil (sur le territoire du Parc), il ne fait pas dans la demi-mesure. Jugez par vous-même du projet : 547 000 panneaux sur 180 hectares pourtant reconnus par le Conservatoire Régionale des Espaces Naturels et le PNR pour la richesse de sa biodiversité (inventaires et études à l’appui). Le Parc suit ce dossier. D’ici l’étude d’impact, l’AP3F exprimera ses plus expresses réserves au ministère des Armées et aux services de l’Etat (à titre de comparaison, le projet dans le Nord de la plus grande centrale solaire au sol de France prévoit 62 000 panneaux sur 30 ha).
Comme souvent, le trop est l’ennemi du bien et ces programmes sont menés avec une certaine opacité. Alors qu’il y a, d’une part, une convergence de vue sur les objectifs, en l’occurrence sur le concept des énergies renouvelables, des réserves s’expriment d’autre part quant à la gouvernance et à la conduite de ces projets.
Nous sommes bien à la croisée des chemins. Avec l’implication et l’adhésion des citoyens, des élus des 70 communes en cohérence avec leur adhésion à la nouvelle charte et des autres collectivités locales qui composeront le nouveau comité syndical, nous voulons croire au rôle actif du PNR OPF pour relever le défi. Nous faisons le vœu que son prochain bureau qui va être élu s’empare de ces ambitions.
Axel Kahn en écrivant que « la raison des Parcs est de s’intégrer à une vie économique et culturelle avec le paysage et la nature comme la base d’une activité pour des territoires vivants dont les habitants sont fiers », nous propose un beau challenge fédérateur!
Pour que ce ne soit pas que des mots, il nous faut donc collectivement retrousser les manches et encourager le Parc à porter cette idée promue par sa fédération selon laquelle, Une autre vie s’invente ici.
Nous vous souhaitons bon courage et un bon été à tous.
Gilles Sinet
Président
L’association Crépy environnement et qualité de la vie milite dans ce sens et est très inquiète sur les décisions que pourront prendre les responsables politiques et économiques. La tentation est très forte de repartir comme avant, quelles que soient les conséquences désastreuses sur l’environnement.
Nous savons que le gouvernement actuel n’a jamais eu la fibre écologique et que les tentatives de réduire au minimum l’expression démocratique dans les enquêtes publiques est une certitude.
Cette crise sanitaire et économique est l’occasion de mettre en place une reconstruction écologique créatrice de nouveaux d’emplois verts non délocalisables et nous savons comment faire en mettant en place une formation professionnelle de qualité pour ces métiers d’avenir, mais reste à trouver la volonté politique ce qui est le plus difficile face aux différents lobbies de l’ancienne économie basée sur les énergies fossiles.
Et de bien réfléchir avant de se lancer dans une reprise économique tous azimuts.
A nous associations, habitants du monde de montrer le chemin, sinon comme l’écrit Philippe Descola, anthropologue de la nature, l’homme continuera d’être le plus grand virus de la planète avec un coût économique qui deviendra exhorbitant.
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Pour notre part nous continuons de défendre l’existence depuis 2006 avec l’aide de 3 autres associations du département de l’Oise et avec un certain succès, le couloir écologique : Le Bois du Roi » des visées destructives de l’entreprise Bois du Roi Paysagé, une escroquerie sémantique (Carrière de sable et décharge), filiale des sociétés PICHETA, COSSON et COLAS.
Dans un prochain article, nous en reparlerons de nos actions devant les tribunaux.
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Nous sommes dans le même état d’esprit que l’Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts, c’est-à-dire de la vigilance, de l’inquiétude mais également de l’espoir.
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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie