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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 11:34

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1.Le pays de Valois

Depuis le confinement de la France en mars 2020, le transport aérien a subi un énorme choc. Les aéroports français dont le plus important, Roissy Charles de Gaulle ont dû faire face à une diminution drastique des vols aériens.

Les habitants du pays de Valois et notamment ceux de Crépy en Valois ont bénéficié d’un répit temporaire et les nuisances aériennes ont pratiquement disparu (nuisances sonores et pollutions atmosphériques). Néanmoins ce répit a eu de graves répercussions économiques.

 

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2.L’hydrogène, la 3ème révolution aéronautique après le passage du bois à l’acier et de l’hélice au réacteur.

Le remplacement du kérosène par l’hydrogène réduirait de 50% à 70% l’impact négatif du transport aérien sur le climat selon une étude européenne.

Sur le papier l’hydrogène comme combustible c’est séduisant. Sa combustion ne génère que de la vapeur d’eau. IL peut être produit n’importe d’où sous forme de gaz ou de liquide et il peut être brûlé par les réacteurs des avions actuels. Donc pour les motoristes cela ne pose aucun problème majeur de l’utiliser comme carburant même si des modifications mineures sont nécessaires avec la possibilité de diminuer de 20% la consommation.

Les principales difficultés restent au niveau du stockage et de la  distribution du carburant  ainsi que sur le volume des réservoirs à bord des avions.

La faible densité de l’hydrogène liquide oblige les constructeurs à utiliser des réservoirs quatre fois plus gros et absolument bien isolés pour transporter de l’hydrogène liquide à -253°C.
Il faudra donc envisager une isolation multicouches pour le passage rapide de l’hydrogène de l’état liquide à l’état gazeux et son utilisation comme carburant sans détérioration du matériel.

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De ce fait la conception de l’avions doit tenir compte de ces contraintes et la solution de l’hydrogène comme carburant ne serait limités qu’aux courts et moyens courriers soit la moitié des émissions polluantes du transport aérien.

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Tous ces problèmes pourront être surmonter grâce à l’habileté et à la persévérance des ingénieurs d’aéronautique.

Il faut également obtenir suffisamment d’hydrogène décarboné à un coût raisonnable ainsi que des avions conçus spécialement pour ce genre de carburant. Donc concevoir une technologie de rupture pour une viabilité d’un transport vertueux bas carbone autour des années 2050 avec les prévisions actuelles et des efforts financiers constants de la part des états et des entreprises concernées.

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Pour les habitants vivant à proximité des aéroports ou sous les trajectoires des avions en phases de décollage ou comme dans le pays de Valois en phase d’atterrissage, un couplage entre la procédure de descente douce et l’utilisation de l’hydrogène comme carburant permettrait de réduire les nuisances sonores et la pollution atmosphérique qui gâchent la qualité de vie des habitants de ces territoires.

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Par ailleurs nous vous proposons de lire ci-dessous cette excellente enquête publiée dans le journal « les Echos du mardi 22 décembre 2020.

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3.Les centres de vaccination dans le département de l’Oise

Voici quelques informations à propos de la situation dans notre département de l’Oise.

Les centres de vaccination COVID dans l’Oise sont au nombres de 8 et d’autres centres ouvriront certainement :

  • HP Compiègne ;
  • Clinique St Côme ;
  • HP Creil ;
  • HP Senlis ;
  • HP Creil ;
  • HP Beauvais ;
  • HP Chaumont en Vexin ;
  • HP Clermont.

 

A partir du 18 janvier 2021 les plus de 75 ans  ainsi que ceux fragilisés par certaines pathologies quelque soit leur âge, pourront se faire vacciner avec rendez-vous.

Dans la semaine du 18 au 24 janvier 2021, il est prévu d'installer un centre de vaccination à Crépy en Valois dans un local près de la maison médicale de garde.

Le pays de Valois fait partie malheureusement des déserts médicaux du département de l’Oise.

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

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Avion survolant Crépy en Valois à basse altitude
Avion survolant Crépy en Valois à basse altitude
Avion survolant Crépy en Valois à basse altitude

Avion survolant Crépy en Valois à basse altitude

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 13:27

A la suite du dernier livre de Stephane Foucart, journaliste d’investigation au Monde, intitulé « Et le monde devint silencieux », voici les conclusions de l’enquête menée par Claraz Pesce sur la disparition des insectes pollinisateurs et partagée sur Linkedln.

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Cet article est très pertinent dans la mesure où il démontre qu’il existe des liens opaques entre les firmes agrochimiques, les autorités sanitaires et le monde politique avec pour conséquence des retards incompréhensibles sur des décisions de retrait de produits extrêmement dangereux, de véritables poisons pour les insectes pollinisateurs et pour les humains.

Par exemple il a fallu attendre 27 ans pour interdire la vente et l’utilisation des néonicotinoïdes dans l’agriculture.

Des formes graves de cancers ont même été développé par des agriculteur ayant utilisé ces produits toxiques pendant des années (Le glyphosate par exemple).

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Pour vous faire une idée du lobbying intense pratiqué par les firmes agrochimiques au niveau mondial, il faut savoir que des rapports sont réalisés par de pseudoscientifiques à la solde de ces entreprises pour distiller des doutes et retarder ainsi les décisions défavorables prises par les dirigeants politiques ou les inciter à prendre d’autres décisions plutôt favorables à ces entreprises.

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1.Comment parer le lobbying intense des firmes agrochimiques

En les combattant sur le même front financier :

  1. En les désignant à la vindicte populaire face à leurs comportements criminels ;
  2. En intervenant auprès des fonds souverains d’investissement comme celui de la Norvège ou d’autres fonds d’investisseurs mondiaux (ESG, ISR ou autres) et demander d’exclure ces firmes d’agrochimie de leurs listes d’investissement, de les mettre hors-la-loi ;
  3. En effectuant un lobbying pressant auprès des gouvernements, des institutions internationales et des instances scientifiques et sanitaires pour que les décisions de retrait soient prises beaucoup plus rapidement ;
  4. En intervenant dans les médias (Presse, radios, télévisions, réseaux sociaux) et faire découvrir leurs agissements au monde entier ;
  5. Bref, en réduisant par des actions coordonnées leurs chiffres d’affaires et leurs bénéfices si elles continuent de vendre des produits toxiques, dangereux pour les insectes pollinisateurs, pour d’autres animaux et l’espèce humaine.

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Pour information, en 2020, à la demande de la filière et pour sauver la campagne de betteraves sucrières selon le Ministère français de l’environnement, une autorisation temporaire jusqu’en 2023 a été décidé pour l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes sur les cultures de betteraves sucrières. Notez que le département de l’Oise est un gros producteur de sucre.

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Pouvez également cliquer sur le lien ci-dessous si vous voulez lire la totalité de l’article de Clara Pesce :

 

https://www.linkedin.com/pulse/et-le-monde-devint-silencieux-clara-pesce?articleId=6663312044084867074

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

2.Où en est la réglementation aujourd’hui ?

En Europe, les néonicotinoïdes ont été introduit dans les années 1990. Certains de ces produits ont été suspendus provisoirement dans les années 2000 par principe de précaution. Il a suffi aux industriels d’user de leurs stratégies pour que ces mêmes produits ou de nouveaux proches cousins soient ré-autorisés dans toute l’Europe en 2005. En 2013, un moratoire est finalement voté suite au fameux rapport de l’EFSA et malgré de fortes oppositions : trois néonicotinoïdes ont désormais des restrictions d’usage en Europe mais seulement pour les cultures attractives pour les insectes. 

Malgré cela, la vente des cinq principaux néonicotinoïdes augmente l’année suivante de 31% en France et de nouveaux produits apparaissent  : en 2015, l’Europe autorise la mise sur le marché de deux insecticides à base de sulfoxaflor, qui ciblent les mêmes récepteurs que les neonics dans le système nerveux central des insectes. Après toutes les connaissances acquises sur les effets délétères des insecticides nouvelle génération, comment ces nouveaux produits peuvent-ils accéder au marché ? En Europe et aux Etats-Unis, lorsque des risques sont mis en évidence, il est fréquent que les produits soient malgré tout autorisés provisoirement en attendant des études complémentaires des industriels. C’est ainsi que ces deux insecticides ont été autorisés en Europe en 2015 puis en France en 2017. La même année, les produits sont finalement suspendus en France par principe de précaution grâce à l’action d’associations d’apiculteurs et de défense de l’environnement. 

Il faudra finalement attendre 2018 pour que l’Europe vote une prolongation et une généralisation du moratoire de 2013 et retire du marché les trois principaux néonicotinoïdes ; la France choisira même d’en retirer deux supplémentaires. Il aura donc fallu 27 ans pour que la réglementation européenne réagisse face à ces produits destructeurs. 

 

3.Et maintenant ?

L’interdiction des trois principaux néonicotinoïdes en Europe est une belle avancée. L'usage de ces produits est également interdit aux Etats-Unis depuis peu. Cependant, les firmes agrochimiques pourront facilement contourner ces interdictions en élaborant de nouveaux produits à la fois très proches des néonicotinoïdes mais qui n’entrent pas dans cette famille. Il faut aussi se rappeler que les néonicotinoïdes ont des périodes de demi-vie de plusieurs dizaines d’années et que leur interdiction n’aura pas d’effets instantanés : les insectes pollinisateurs continuent de disparaître. 

Le sujet de l’interdiction des néonicotinoïdes en Europe permet de mettre en lumière la complexité des réglementations de mises sur le marché. Cette complexité est d’abord scientifique : un sujet aussi complexe que la disparition des abeilles ne pourra jamais obtenir de conclusion scientifique formelle et définitive. Elle est ensuite politique : la porosité entre les firmes agrochimiques privées et les autorités sanitaires et institutions publiques est effrayante et conduit à des assouplissements des réglementations et à des révisions sans fin. Pour maîtriser les informations élémentaires de ce seul sujet des néonicotinoïdes, il m’a fallu passer des heures à analyser un livre d’investigation très poussé et à le compléter par des rapports pointus. N’importe quel autre sujet de réglementation européenne est sûrement aussi complexe. On comprend donc que l’opinion publique n’a quasiment aucun moyen de se faire sa propre opinion sur un tel sujet car les relations entre les industriels et les gouvernements lui sont totalement opaques.

Clara Pesce

Business Data Analyst at MeilleursAgents

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Les pesticides dans l'agriculture

Les pesticides dans l'agriculture

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 13:30

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Dans un monde devenu difficile et dangereux, instable, la famille, les amis sont des pôles de stabilité. Les fêtes de fin d’années sont devenues en temps normal des instants où il est agréable de retrouver les membres les plus proches de notre famille et les amis.

Cette année 2020 très particulière où le thème de la santé a eu une forte résonnance, il faut garder espoir et croire à l’avenir en 2021 pour nos enfants et les petits enfants sans oublier les ainés qui ont eux aussi connus des périodes compliquées.

Nous adressons donc à tous les habitants du pays de Valois, de cette belle région, que nous voulons préserver, nos vœux les plus sincères de santé, d’épanouissement. Croyez à l’avenir.

L’homme possède de nombreux atouts : Son humanité, son intelligence pour surmonter les difficultés économiques et vivre en harmonie avec la nature :

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De prédateurs, nous nous sommes transformés en destructeurs. Devenons tous dès 2021 des protecteurs de la Nature.

De grands défis à relever nous attendent !

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

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Un matin à Crépy en Valois

Un matin à Crépy en Valois

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 11:25

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Notre association vous propose de lire cet article très intéressant vous informant sur des exemples de jeunes PME françaises qui se trouvent à la pointe d’innovations permettant de réelles avancées sur le recyclage, les nouvelles énergies propres donc permettant la diminution des pollutions et de lutter contre le réchauffement climatique.

Ci-dessous, nous vous présentons 3 PME, des pépites françaises très engagées dans le recyclage, la production d’énergie propre :

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1.CARBIOS

Le dernier jalon de recyclage de la société apporte une nouvelle valeur à 42 millions de tonnes de textiles polyester, autrement destinées aux déchets, produites chaque année.

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CARBIOS, une entreprise pionnière de nouvelles solutions enzymatiques pour réinventer le cycle de vie des polymères plastiques et textiles, a annoncé aujourd'hui le 19 novembre 2020 qu'elle a produit avec succès les premières bouteilles contenant 100% d'acide téréphtalique purifié (rPTA) recyclé à partir de déchets textiles à forte teneur en PET aux propriétés identiques à celles fabriquées à partir de PET vierge. Ce résultat confirme la capacité de la technologie de Carbios à recycler les déchets textiles et ouvre l'accès à un flux de déchets supplémentaire allant jusqu'à 42 millions de tonnes par an, d'une valeur de plus de 40 milliards de dollars.

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Pour lire la suite de l’article, cliquez sur le lien ci-dessous :

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https://carbios.fr/carbios-produit-les-premieres-bouteilles-transparentes-a-partir-de-dechets-textiles-recycles-par-voie-enzymatique/

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2.MCPHY ENERGY

McPhy Energy est spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d'équipements de production et de stockage d'hydrogène sous forme solide à partir de l'électrolyse de l'eau. Le groupe propose des électrolyseurs, des conteneurs de stockage ainsi que des solutions intégrées, destinés aux secteurs de l'énergie, de l'industrie et du transport.
A fin 2019, McPhy Energy dispose de 3 sites de production implantés en France, en Allemagne et en Italie.
La répartition géographique du CA est la suivante : France (45,6%), Europe (42,1%), Moyen Orient et Afrique (0,9%), Asie-Pacifique (0,9%) et Amériques (0,9%).

Nombre d'employés : 98 personnes.

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3.LORBAN

C’est une entreprise du BTP qui recycle ses déchets et ceux d’autres entreprises depuis une vingtaine d’années. Elle est installée près de Maubeuge. La PME va investir en 2021 5,2 millions d’euros, subventionnés à hauteur de 40% par la région, dans une nouvelle installation qui permettra de valoriser 80% de ses déchets issus de ses activités, réduisant ainsi la part des déchets ultimes qui partent en enfouissement.

Actuellement la société de travaux publics achète 100.000 tonnes de matières premières par an dont 30% de sable, matériau très recherché, de plus en plus rare.

Cette nouvelle installation de traitement des déchets permettre de rendre l’entreprise quasi autonome et réduire ainsi la demande de sable.

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La liste n’est pas close, d’autres sociétés françaises existent comme Fonroche qui excelle dans plusieurs domaines d’expertise : Les énergies renouvelables, le biogaz, la géothermie et l’éclairage solaire, Waga Energy, spécialisée dans la méthanisation des déchets des ISDND (ISDND ST Maximin juin 2017), le Groupe VOL-V qui développe, réalise et exploite des centrales de production d’énergie renouvelable sur trois filières le biométhane, l’éolien et le solaire photovoltaïque.

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L’industrie française fourmille de PME, d’ETI qui attendent certainement avec impatience les plans de relance européen et français dans le domaine de l’innovation et des énergies renouvelables.

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie.

 

Communauté de Communes du pays de Valois : Des innovations qui permettront la diminution des déchets et de la pollution
Communauté de Communes du pays de Valois : Des innovations qui permettront la diminution des déchets et de la pollution

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 16:23

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Les ministres de la Transition écologique et de la Justice ont annoncé la création de plusieurs nouveaux délits pour sanctionner les atteintes à l'environnement. Décryptage par l'avocat Arnaud Gossement. 

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 Délit d'écocide : «Nous avons surtout besoin de moyens humains pour faire respecter le droit de l'environnement»

«Au­jour­d’hui, cer­tains choi­sissent de pol­luer car cela leur coûte moins cher. Par exemple, il est moins oné­reux d’ou­vrir ses silos à béton et de pol­luer un fleuve que de les faire net­toyer par des profes­sion­nels», assène le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, dans le JDD dimanche, comme un écho à l’enquête publiée par Libé, le 16 novembre, sur la pollution de la Seine par le cimentier Lafarge. 

Avec la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, le garde des Sceaux évoquent, dans cette interview accordée au Journal du dimanche, la création de deux nouveaux types de délits environnementaux : «mise en danger de l’environnement» et «délit général de pollution». Surtout, ils réaffirment la volonté du gouvernement, déjà énoncée par Emmanuel Macron, de ne pas créer un crime d’écocide, une proposition portée par la Convention citoyenne pour le climat. Avocat spécialisé dans le droit de l’environnement et professeur associé à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, Arnaud Gossement décrypte ces annonces.

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La possible création de ces nouveaux délits est-elle une bonne nouvelle ?

Le délit de mise en danger de l’environnement est le plus important. C’est une vieille demande portée depuis quinze à vingt ans par des juristes comme Raymond Léost. Cela pourrait marquer une petite révolution du droit pénal. Aucun gouvernement n’avait osé s’engager sur ce terrain auparavant. 

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La mise en place d’un tel délit permettrait de sanctionner un fait avant même qu’un dommage environnemental ait eu lieu. On serait donc dans de la prévention, ce qui manque cruellement dans le droit pénal de l’environnement. Il restera quelques limites. Dans certaines affaires, prouver le fait en question ne sera pas forcément simple. Il faudra aussi apporter la preuve du risque de ce futur dommage environnemental.

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Cela permettrait-il, par exemple, de mettre en cause la responsabilité d’un fabricant de pesticides dangereux ? 

Sur la question des pesticides, on est face à des risques pour la santé humaine et pour l’environnement bien documentés. Certaines pathologies liées à l’exposition à certains de ces produits sont déjà reconnues comme maladie professionnelle par l’administration française. Le délit de mise en danger ne serait donc pas le moyen le plus efficace de saisir la justice pour ce type d’affaires.

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Mais, dans certains cas, comme pour l’affaire de la pollution de l’école de Villeneuve [deux viticulteurs ont été condamnés en appel à Bordeaux mercredi pour l’épandage de pesticides à côté d’une école en mai 2014, ndlr] où des enfants se sont retrouvés malades, recourir au délit de mise en danger de l’environnement permettrait de déclencher une action judiciaire beaucoup plus rapide, avant que les dommages n’affectent les populations. Mais un débat sera nécessaire au Parlement pour déterminer la légalité d’un tel principe.

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Pourquoi ?

Dans de telles situations, les fabricants de ces produits pourront faire valoir qu’ils ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché, délivrée par les autorités françaises. Il va donc falloir déterminer quel droit prévaut et donc à qui incombe la responsabilité des dommages : le fabricant ou l’Etat. C’est tout le débat qui se cache aussi derrière «l’Affaire du siècle» sur le changement climatique.

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Un autre problème reste le manque de moyens humains pour faire respecter le droit existant…

En effet, si on ne crée pas plus de postes de juges, de greffiers et surtout d’enquêteurs, d’officiers de police judiciaire, d’agents de l’Office français de la biodiversité, ces nouvelles mesures resteront sur le papier. 

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Et le gouvernement n’avance pas en ce sens ?

C’est décevant. Il n’y a qu’à voir la réaction du Syndicat national de l’environnement FSU à l’Office français de la biodiversité dimanche [qui a dénoncé dans un tweet «Les prérogatives et la complexité des procédures augmentent pour les inspecteurs de l’environnement alors que, dans le même temps, les effectifs ne cessent de baisser (un tiers des services départementaux en sous-effectif)», ndlr]. Ces agents sont totalement débordés, beaucoup sont en burn-out.

Certains procureurs n’ont même pas de code de l’environnement. Nous avons surtout besoin de moyens humains pour faire respecter le droit de l’environnement existant.

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Barbara Pompili affirme créer un «délit d’écocide». Est-ce le cas ?

Leurs mesures n’ont rien à voir avec l’écocide. Le délit de pollution générale, le second qu’ils ont annoncé dimanche, est aussi une vieille demande. Actuellement, il existe une multiplicité de délits sur les atteintes à l’environnement : ils s’entrechoquent, et ont des paramètres flous.

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Ce que proposaient certains procureurs et qui apparemment a été entendu est une sorte de «délit chapeau». Il abrogerait les autres et serait adaptable à toutes les atteintes. C’est possiblement très intéressant. Mais ce n’est pas réellement la création d’un nouveau délit, c’est plutôt une simplification du droit existant.

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Que pensez-vous de la proposition d’inscrire dans le droit le crime d’écocide, comme le demande la Convention citoyenne ?

Ce principe serait efficace s’il est mis en place à l’échelle supranationale. Une coopération judiciaire internationale est nécessaire avant tout. Je fais partie des juristes qui n’aiment pas forcément les symboles et voudraient déjà qu’on mette en application ce qui a été voté. La notion des limites planétaires évoquée dans la définition d’écocide, choisie par la Convention citoyenne, est un outil scientifique et pas juridique. En droit, définir si une limite planétaire a été dépassée est très complexe. Et cela s’apprécie à l’échelle mondiale. En France, ce crime d’écocide, s’il existait, aurait été jugé en cour d’assises. Ce n’est pas adapté pour ce type d’affaires. Cela doit plutôt être du ressort des tribunaux correctionnels.

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Par ailleurs, il existe plusieurs définitions très changeantes de l’écocide. Comment démontrer qu’un acteur a mené une action concertée et intentionnelle en sachant que ce crime provoquerait un dépassement d’une limite planétaire ? C’est très difficile. Et cela compliquerait le processus d’administration de la preuve pour les associations qui portent ces dossiers. S’ajoutent à cela d’autres problèmes philosophiques sur la responsabilité, par exemple de la déforestation au Brésil. Est-ce le gouvernement brésilien ou les consommateurs qui achètent les produits issus de ces dommages qui en sont responsables ? 

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Mais vous soutenez la mise en place du crime d’écocide au niveau international…

C’est indispensable. Nous avons besoin d’un outil, similaire à la Cour pénale internationale, qui s’occuperait des crimes environnementaux. Mais, avant cela, il faut augmenter les moyens de police de l’ONU et d’Interpol en matière d’environnement. La création d’un tribunal international sur ces questions soulèvera aussi la problématique très épineuse de la souveraineté des Etats. Ce sont des débats qui donnent le vertige. Mais il faut tout de même relancer cette discussion. 

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Aude Massiot

Journaliste à Libération

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La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti ont annoncé, dimanche 22 novembre, la création d'un délit d'écocide visant à prévenir et sanctionner les atteintes graves à l'environnement, dérivé d'une proposition de la Convention citoyenne pour le climat qui préconisait la création d'un crime d'écocide. Les ministres ont évoqué la création d’un délit général de pollution et d’un délit de mise en danger de l’environnement.

"Ces deux délits annoncés par les ministres sont intéressants" mais la Justice "attend des moyens", réagit sur franceinfo Arnaud Gossement, avocat spécialiste des questions environnementales, lundi 23 novembre. "La vraie question est de savoir si ce seront des délits de papier ou est-ce qu'au contraire, on aura les moyens pour les poursuivre et les sanctionner", ajoute-t-il.

 

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Toutefois la création d’un délit d’écocide ne serait véritablement efficace qu’au niveau européen mais il faut bien montrer le chemin.

L’homme a commencé très tôt à exterminer de nombreuses espèces animales : Bisons, loups ours, éléphants, rhinocéros, félins, cétacés, requins, vautours et la listes est longue.

Il s’est également attaqué aux forêts et à la flore. Son activité débridée a même enclenché un bouleversement climatique qui peut entrainer la disparition de nombreuses espèces et de lui-même en autres. Il a transporté des espèces invasives. Le bilan est terrible mais renversons la vapeur.

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Heureusement une conscience collective se fait jour de plus en plus rapidement. Les vents tournent. Espérons qu’il ne soit pas trop tard. Il faut déjà obtenir des moyens humains pour faire respecter le code actuel de l’environnement avant toute chose. Ce n’est pas la voie qui est prise.

Nous le voyons quotidiennement dans le pays de Valois avec la prolifération des décharges illégales dans les forêts et les pressions de toutes parts sur le Parc Naturel Régional Oise Pays de France.

Aujourd’hui une opportunité existe avec les plans de relance nationaux et européens.

Finançons l’innovation pour promouvoir une économie bas carbone créatrice d’emplois moins délocalisables, compatible avec la préservation de l’environnement et ouvrir ainsi la voie au plus grand défi de cette génération et les futures qui suivront.

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 Avec la charte de l’environnement mentionnée dans le préambule de la constitution, la protection de la nature a déjà valeur constitutionnelle. Il suffit simplement de mettre les moyens pour faire appliquer la loi.

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

 

L’association Crépy environnement et qualité de la vie vous propose de lire un article très intéressant ci-dessous 
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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 16:33

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Une mauvaise nouvelle pour les entreprises gazières avec la réglementation environnementale 2020 (RE 2020). En effet dès l’été 2021 il sera impossible d’installer le gaz dans les maisons individuelles neuves dont la demande de permis de construire sera postérieure à cette date. Le gaz pourra être installer dans les immeubles neufs jusqu’en 2024 puis devra être remplacé par des énergies alternatives (réseau de chaleur, biomasse, pompe à chaleur collective, etc…).

Le but sera, avec le renforcement de l’isolation des bâtiments, de diminuer de 30% la consommation d’énergie par rapport à 2013.

Le gaz n’est pas interdit dans les anciens bâtiments et logements. 12 millions de résidences principales sont actuellement chauffées au gaz.

Le risque pour ces clients captifs pour beaucoup, que les industriels du gaz augmentent l’abonnement, le tarif du transport et la distribution pour pallier à la déperdition de clients même limitée au début.

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L’incorporation dans le réseau du gaz issu des méthaniseurs et des Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) sera-t-elle prise en compte ainsi que la part de l’énergie d’origine renouvelable et nucléaire pour l’électricité ?

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Attention, actuellement le chauffage électrique est beaucoup plus onéreux et l’installation massive de l’énergie électrique peut poser des problèmes de transport sur le réseau et multiplier les pics de consommations en hiver.

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Le spectre de l’écologie punitive peut de nouveau surgir si aucune subvention pérenne n’allège la facture du changement vers une d’énergie plus propre ou vers un système hybride ou d’une amélioration conséquente de l’isolation des bâtiments.

Dans la mesure également où la règlementation française ne change pas constamment comme c’est souvent le cas (fiscale, budgétaire etc..).

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Est-ce un futur avantage pour notre champion électricien national EDF ?

La nouvelle règlementation environnementale (RE 2020) sera également une nouvelle norme pour décarbonner le BTP mais avec un surcoût de 10% à 15% pour la construction dés 2021.

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Nous vous proposons de lire ci-dessous un article très documenté sur ce sujet du journal Les Echos daté du mercredi 25 novembre 2020.

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

Communauté de communes du pays de Valois : Le gaz de chauffage bientôt hors la loi
Communauté de communes du pays de Valois : Le gaz de chauffage bientôt hors la loi

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 11:12

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Le pays de Valois partage une partie de son territoire avec le Parc Naturel Régional Oise Pays de France.

Notre association est très attaché à la pérennité de ce parc en danger comme beaucoup d’autres en France.

Des promoteurs, des entreprises  lorgnent vers ces sites boisés et convoitent pour un but mercantile les richesses inestimables présentées par la nature.

Certains élus ne voient pas l’intérêt du PNR.

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Comité de redaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

 

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FEUILLE DE LIAISON N°44 – NOVEMBRE 2020

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Chers sympathisants, chers amis.

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Votre association se porte bien. De nouveaux adhérents sont venus la rejoindre : plus de 150 adhérents directs et 17 associations réparties sur le territoire dont récemment la SVPPSM (association de sauvegarde et de valorisation du patrimoine de Pont Ste Maxence) et la APEBS60 (association pour la protection de l’environnement du bassin senlisien).

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A l’heure où j’écris ces lignes le décret du premier ministre renouvelant le classement du PNR OPF n’est toujours pas signé. Quelques soient les circonstances, c’est inacceptable! Depuis janvier 2016 que la 1ère charte est caduque, la nouvelle charte adoptée par les collectivités locales en 2019 ne produira tous ses effets qu’une fois le classement du PNR renouvelé. Cinq années d’un parc vidé de sa substance. Ça en dit long sur les lenteurs des processus administratifs et politiques. Est-ce proportionnel à l’intérêt que portent les administrations et les exécutifs territoriaux et nationaux sur le sujet. Je vous laisse méditer. Nous demandons aux maires, présidents des régions et conseils départementaux signataires de la charte de mobiliser leurs réseaux et d’interpeler le Premier Ministre et la Ministre de la Transition Ecologique que nous avons relancée.

Nous avons finalement pu tenir notre assemblée générale le 16 octobre. 

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Vous trouverez ci-dessous le rapport moral et d’activité.

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Depuis, le bureau de l’association a été renouvelé (Président Gilles Sinet, Vice-Président Bruno Quignot pour la SAFHEC, Secrétaire général Halina Vernoy, Trésorier Hervé Sang).

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A la suite de l’AG, un public nombreux a assisté à la conférence sur les étangs de Comelle animé par le SITRARIVE et le PNR et leur chargé de mission (Cédric Delbecq et Jean-Luc Hercent) qui nous ont exposé la situation et les enjeux de ce site d’une richesse écologique exceptionnelle (le diaporama  est toujours disponible pour ceux qui en font la demande à ap3f@free.fr).

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Désenvasement des trois étangs (Chapron, Neuf, de la Loge), consolidation des digues, réparation des vannes, bondes et autres ouvrages pour réguler la circulation de l’eau, etc : des solutions existent ! Elles sont couteuses (3 m€) donc elles ne sont pas décidées.

Comme pour la forêt, objet du programme « Ensemble, sauvons la forêt de Chantilly », il faut de l’argent et des moyens ! Il a été dit que pas un euro tiré des revenus du domaine ne quittait Chantilly.  Au vu de l’urgence de la situation, il serait légitime que chaque euro produit par la forêt aille à la forêt et réinvesti pour elle. S’agissant des « bois et des eaux » légués par le Duc d’Aumale comme biens communs confiés à la France, ils méritent, au niveau local, que l’aire cantilienne, le département, les régions - à travers leur population qui fréquente et profite de ces espaces inestimables- s’engagent davantage. Par ailleurs, en souhaitant le succès du GIP « Forêt de Chantilly » voulu par M. Darcos, chancelier de l’Institut, pour drainer les fonds nécessaires au financement du plan de sauvetage de la forêt, il conviendrait aussi d’inscrire dans ses missions la sauvegarde et la préservation du PATRIMOINE HYDROLOGIQUE DU DOMAINE et donc des étangs de Comelles.

Le PNR, qui intervient dans les études et recense l’ensemble des espèces présentes sur le site de Comelle, devra continuer à tenir son rôle dans ce plan d’action.

Les étangs de Comelle

Les étangs de Comelle

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Ce plaidoyer pour le domaine de Chantilly  ne saurait masquer les nombreuses problématiques du Parc.

Notre territoire est exceptionnel. Son patrimoine naturel et culturel est unique. Tout le monde s’enorgueillit à juste titre. Les forêts et les espaces naturels « ouverts » sur l’ensemble du parc sont trop souillés par les pollutions de toutes natures. “Une nature qui doit être protégée, des déchets à ramasser, organisons nous!”.

A l’échelle du parc, c’est collectivement qu’on pourra traiter le problème. Là aussi, communautés de communes, départements, régions, services de l’Etat, fédérations et offices régionaux, propriétaires privés et publics, associations et citoyens doivent se réunir et se mettre d’accord pour faire beaucoup mieux. Il pourrait être confié au PNR le soin de coordonner les actions et les moyens, réunir les financements pour créer et animer une brigade verte comme il en existe dans d’autres régions pour lutter contre toutes les nuisances (bruit et autres,…) et atteintes à l'environnement, les dépôts d'ordures, les pollutions agricoles, industrielles ou ménagères, les feux, communiquer auprès du public sur le terrain, informer, éduquer, faire enlever les dépôts sauvages, assister les communes et, sans disposer de pouvoir de police, travailler en partenariat avec la gendarmerie et les polices municipales... Avec les moyens des collectivités locales qui existent, vider les poubelles et enlever les ordures et les déchets déposés sauvagement en pleine nature doivent s’inscrire dans des actions du quotidien et dans la durée : C’est une question de volonté et d’image.

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L’AP3F demande d’ores et déjà au PNR, à son président, à son futur bureau de s’emparer de cette mission d’intérêt général. Les associations que nous représentons seront à ses côtés pour servir, comme cela aussi, les objectifs de la charte.

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Nous vous souhaitons le meilleur sur ce chemin qui nous conduit à noël. Prenez soin de vous.

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Gilles Sinet

Président

 

Communauté de Communes du Pays de Valois : Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts AP3F  - BP 20343 – 60634 CHANTILLY Association N° W604000624
Communauté de Communes du Pays de Valois : Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts AP3F  - BP 20343 – 60634 CHANTILLY Association N° W604000624
Communauté de Communes du Pays de Valois : Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts AP3F  - BP 20343 – 60634 CHANTILLY Association N° W604000624
Communauté de Communes du Pays de Valois : Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts AP3F  - BP 20343 – 60634 CHANTILLY Association N° W604000624
Communauté de Communes du Pays de Valois : Union des Amis du Parc Naturel Régional Oise Pays de France et de ses Trois Forêts AP3F  - BP 20343 – 60634 CHANTILLY Association N° W604000624
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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 20:16

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1.L’exploitation du sable

Le sable devient une denrée rare. On peut croire que c’est une plaisanterie puisque des milliards de tonnes de sable recouvrent de grandes étendues désertiques comme le Sahara.

Mais non ce sable est inexploitable pour la fabrication du béton nécessaire aux infrastructures routières, à la construction d’immeubles etc...

Ce sable du désert est lisse et celui recherché est d’aspect brut. Les grains sont pleins d’aspérités indispensables à la formation du béton.

Le sable des rivières, des fleuves, du littoral de la mer, du sous-sol est donc utilisé sous forme de granulats, d’où la recherche effrénée de ce matériau par certaines entreprises, quitte à détruire n’importe quel espace protégé, des plages, des forêts par exemple, pour satisfaire la demande et surtout engranger d’énormes bénéfices sans se soucier des nuisances apportées aux habitants proches des carrières d’extraction de ce sable et pire encore, au mépris de la santé de nos concitoyens.

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Il faut savoir que 200 tonnes de sable sont en moyenne nécessaires pour la construction d’une maison.

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2.L’exploitation du sable dans le pays de Valois

La société d’extraction de sable SIBELCO est une entreprise internationale avec un effectif de 10 000 employés dans le monde dont 350 en France et 3 sites en Picardie (Compiègne-Montgru et Crépy en Valois)

La carrière de Crépy en Valois a démarré son activité en 1955 (Sibelco depuis 1998, anciennement Bervialle) sur une superficie de 24 ha. Elle s’étend actuellement sur 70 ha et emploie une vingtaine d’employés.

En moyenne les concessions s’établissent sur une durée de 30 ans.

Un sable extra siliceux d’un taux de pureté de 99,7 % et 0,3% en teneur d’argile y est extrait. Ce sable est réservé pour le bâtiment, la verrerie, la céramique, les moules de fonderie, les peintures, la laine de verre, la laine de roche etc…

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Toutefois l’exploitation de ce sable sur ce site n’est pas suffisante et des entreprises lorgnent vers des zones boisées protégées recelant d’importantes réserves de sable dans le sous-sol. Les dirigeants de ces sociétés (PICHETA et COLSON par exemple) n’hésitent pas à effectuer un lobbying effréné, une sorte de pression sur les élus de la communauté de communes du pays de Valois pour parvenir à leurs fins : Obtenir la permission d’exploiter sans trop de contraintes le sable du bois du Roi, site protégé et remplir l’excavation créée par des déchets du BTP ou autres provenant des travaux du Grand Paris.

Le sable extrait de cette nouvelle carrière, d’une pureté moindre, serait utilisé uniquement pour la construction immobilière ou les grandes infrastructures.

Société SIBELCO

Société SIBELCO

3.Le recyclage des déchets du BTP

Certaines entreprises ont réussi à diminuer leurs empreintes écologiques grâce à un recyclage très affiné pour en retirer des ressources propres avec prochainement un taux de valorisation de 80% des gravats issus du BTP comme par exemple la société de travaux public LORBAN installée à La Longueville près de Maubeuge dans la région des Hauts de France.

Ci-dessous un article des Echos du mardi 10 novembre 2020.

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

 

Communauté de communes du pays de Valois : Le sable un matériau de plus en plus rare et donc très recherché

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 13:05

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1.L’ISDND de Crépy en Valois

La dernière commission de suivi annuelle de l’ISDND de Crépy en Valois présidée par le sous-préfet de Senlis s’est tenue le 18 juillet 2018.

Depuis plus rien, aucune réunion de prévue. Les 2 personnes représentant notre association n’ont pas été convoqués à cette commission très importante qui doit contrôler l’activité de cette installation pouvant présenter des dangers pour l’environnement et la population vivant à proximité.

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Pour information nous n’avons reçu aucun rapport d’activité en 2019 et il semble qu’il en sera de même cette année.

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Cette commission de suivi doit se réunir chaque année sous la présidence du sous-préfet de Senlis avec la présence de représentants de :

  • SUEZ ;
  • La DREAL ;
  • La mairie de Crépy en Valois ;
  • La mairie de Lévignen ;
  • Le R.O.S.O.
  • L’association Crépy environnement et qualité de la vie.

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 L’exploitation de l’ISDND se fait actuellement par alvéoles successives avec la possibilité d’enfouissement de 120 00 tonnes de déchets (DIB, encombrants, refus de tri etc…)

L’installation est gérée par SUEZ avec une équipe de 7 personnes.

L’emprise totale au sol est de plus de 20 hectares actuellement et qui va certainement augmenter.

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Cet oubli de la sous-préfecture de Senlis est inquiétant. Cette absence de contrôle de la puissance publique est incompréhensible alors que la gestion des déchets fait partie de la prévention sanitaire et environnementale de notre pays.

Par exemple le piézomètre n°5 révélait toujours une légère pollution localisée au niveau du casier 0, le plus ancien et dépourvu de membrane étanche (benzène, amonium, carbone organique total, fer etc…) au niveau de la nappe phréatique située sous Crépy en Valois.

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Par ailleurs, l’ISDND de Crépy en Valois a été sélectionné parmi d’autres par la société du Grand Paris pour recevoir des déchets du BTP de l’Ile de France.

Cela peut poser des problèmes de circulation avec les poids lourds  et la gestion de cette quantité de déchets.

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Il semblerait qu’un relâchement est en cours dans le département de l’Oise depuis 2 ans pour ce qui concerne le contrôle des Installations Classées Pour l’Environnement (ICPE).

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2. Le projet de décharge du bois du Roi

L’association Crépy environnement et qualité de la vie s’est interrogé sur le fait que l’ISDND de Crépy en Valois ne reçoit pas depuis plusieurs années la quantité prévue de déchets (120 000 tonnes/an), alors qu’à 3 kilomètres à vol d’oiseau, un projet gigantesque d’enfouissement de déchets est à l’étude dans le bois du roi (3000 000 tonnes/an), projet contesté juridiquement par des associations de défense de l’environnement. Pourquoi détruire un espace forestier protégé pour installer une immense décharge et récupérer les déchets du Grand Paris pour le seul profit d’un grand propriétaire ?

A terme cet immense projet de décharge d’une emprise totale qui pourrait dépasser les 70 hectares, détruirait une très grande partie du bois du Roi, couloir écologique essentiel pour la faune et réservoir irremplaçable pour une flore protégée, reliant les forêts de Retz et d’Ermenonville dans le pays de Valois.

Bruits et pollutions avec plus de 200 camions par jour. La nappe phréatique alimentant plusieurs et villages mise en danger.

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Pour mémoire ce projet insensé porté par l’entreprise « Bois du Roi Paysagé » une escroquerie sémantique, derrière laquelle se cachent les sociétés Picheta, Cosson et une filiale de Colas, sociétés spécialisées dans la gestion de décharges à ciel ouvert, a été accueilli favorablement par la majorité des conseillers communautaires du pays de Valois lors de la présentation du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) en 2017.

Il faut noter que des emplois délocalisés seraient transférés mais des emplois locaux créés plutôt proches de zéro.

L'ISDND de Crépy en Valois en 2018

L'ISDND de Crépy en Valois en 2018

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3. Le marché dominical de Crépy en Valois

Nous avons constaté avec satisfaction que le format du marché a été modifié pour le rendre plus aéré et plus convivial.

Lorsque la situation sera devenue normale, il faudrait revoir son implantation pour rendre les allées plus agréables à parcourir.

Il serait même envisageable de le faire déborder un peu sur l’avenue Kennedy.

N’oublions pas que ce marché dominical représente un aspect essentiel pour entretenir le dynamisme du quartier Kennedy à Crépy en Valois

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Comité de rédaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

 

Le marché du dimanche à Crépy en Valois novembre 2020Le marché du dimanche à Crépy en Valois novembre 2020

Le marché du dimanche à Crépy en Valois novembre 2020

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:41

1.Le biogaz

Actuellement, en France, 60% du biogaz issu de la décomposition des déchets alimente un moteur qui produit de l’électricité ou de la chaleur en cogénération, tout en entraînant d’importants rejet de CO2 mais il existe une autre alternative plus intéressante.

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2.La société Waga-Energy

Cette société a inventé une technologie qui permet d’injecter directement dans les réseaux de distribution de gaz naturel géré par GRDF du biogaz sous forme de biométhane, après traitement et débarrassé de ses impuretés, issu des installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND).

Ce nouveaux procédé participe à l’économie circulaire puisque ce gaz issu des déchets se substitue au gaz importé. Par ailleurs, plus le tri a été organisé en amont, plus le biométhane produit est pur.

Depuis 2017, Waga Energy a installé en autres 4 unités WAGABOX sur des sites d'enfouissement de déchets de SUEZ France dont celui de St Maximin dans le département de l’Oise.

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Pour poursuivre et écouter en podcasts sur ce sujet vous pouvez aller sur le lien :

https://fr-fr.facebook.com/POLLUTEC/videos/-nous-lançons-les-pollutec-podcasts-notre-but-%EF%B8%8F-mettre-en-valeur-une-expérience-/706351253635068/?__so__=permalink&__rv__=related_videos

 

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3.La valorisation du biogaz dans le département de l’Oise

La nouvelle technologie intitulée "Waga-box » a été implantée dès le printemps 2017 sur l’ISDND de St Maximin dans le département de l’Oise, géré par la société SUEZ et fournit actuellement 20GWh de biométhane par an dans le réseau de gaz naturel, soit la consommation annuelle d’une ville de 3000 foyers.

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La Waga-Box et le principe de l'exploitation des gaz
La Waga-Box et le principe de l'exploitation des gaz

La Waga-Box et le principe de l'exploitation des gaz

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4.L’ISDND de Crépy en Valois

L’ISDND de notre ville n’a pas été choisie. La production de biogaz n’est pas assez importante pour ce genre d’installation car le site n’est pas exploité au maximum de ces capacités. Toutefois le biogaz issu de la dégradation des déchets est valorisé grâce à un moteur de production d’électricité. Celle-ci est injectée sur le réseau d’ERDF (3 528 740 kwh).

Mise en service le 08 décembre 2017 d’un nouveau moteur de valorisation d’électricité de 1000 kwh avec une boucle de cogénération.

94 puits captent le biogaz avec un taux de valorisation de 92%.

En parallèle, un bioréacteur accélère la dégradation des déchets et optimise la production du biogaz avec une maîtrise accrue des eaux pluviales et des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

Une torchère d’une capacité maximale de 1000 Nm3/h à 50% de méthane permet de traiter le biogaz en excès ou en cas d’arrêts techniques.

 

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5.Conclusion

D’autres sociétés, comme VOL-V, se sont lancées dans des projets similaires. Le potentiel est important mais l’investissement financier reste lourd pour une unité : 10 millions d’euros.

Cette innovation technologique a un double intérêt : économique et environnemental. Elle entre parfaitement dans le cadre de la transition énergétique dont le but est la préservation des ressources et de la nature.

Ce nouveau procédé de traitement du biogaz permettra une valorisation performante de cette ressource renouvelable en minimisant les rejets de CO2 sans émission de particules fines.

Toutefois ce procédé industriel est différent de celui des méthaniseurs recevant eux surtout des déchets ou des produits agricoles.

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Comité de réaction de l’association Crépy environnement et qualité de la vie

 

L'ISDND St Maximin

L'ISDND St Maximin

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