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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 13:20

 

Le relèvement de cette taxe est couplé à une modification de la collecte des déchets ménagers à partir du 2 avril 2012 avec un ramassage par semaine pour les habitations individuelles et les immeubles de moins de 10 logements. Pas de changement pour les habitations collectives importantes, les lycées, collèges, cantines scolaires et maisons de retraite etc. Pour les familles de 4 à 5 personnes résidant en pavillon il sera difficile d’attendre une semaine et elles devront, si cela est possible, diminuer leur production de déchets.

Les élus de la communauté des communes de Valois devront faire acte de pédagogie pour faire avaler la pilule amère : augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et diminuer les rotations des collectes des déchets.

De 2003 à 2011 cette taxe a été réévaluée de 130% avec un pic annuel de 34% lors du démarrage de l’incinérateur de Villers St Paul.

Une aberration économique puisque les déchets de Crépy en Valois partent en camions et sont acheminés par voie ferrée vers Villers St Paul pour alimenter l’incinérateur alors qu’une installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) se trouve à proximité. L’absurde atteint son paroxysme puisque bien souvent les contenus triés consciencieusement par les habitants sont incinérés (poubelles jaunes).

 

 

Incinérateur de St Paul

                                              Incinérateur de Villers St Paul

 

 

Les élus de la communauté des communes du Pays de Valois veulent inciter les usagers à trier les déchets par le biais de la diminution du service rendu mais les habitants ont remarqué que plus ils triaient plus ils payaient et autant que ceux qui ne triaient pas.  Aucune incitation financière n’est prévue comme par exemple en Allemagne avec un système de consigne des bouteilles en verre.

 Une solution pour limiter les déchets est d’acheter des produits sans emballage ou de laisser les emballages dans les magasins ou d’impliquer les grandes surfaces comme en Allemagne par l’installation de grands bacs  à l’entrée  pour que les clients y jettent par exemple les cartons et  les filets de plastique enrobant les bouteilles d’eau.

La nouvelle hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, intègre certainement le prix du gas-oil nécessaires aux camions transportant les déchets vers l’incinérateur.

La communauté des communes du pays de Valois n’a aucune politique  incitative pour la gestion et le tri des déchets. Les élus n’ont d’autre solution  pour l’instant que d’augmenter les impôts.

La gestion sélective de la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets sont onéreux  à la suite de l’explosion de la fiscalité de l’état  par le biais de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) versée par les collectivités pour les tonnes de déchets incinérés ou enfouis et les investissements nécessaires à réaliser.

Malgré la création d’organismes comme Eco-emballage ou Adelphe financés par les industriels au titre de la responsabilité élargie des producteurs (REP) qui reversent aux collectivités les sommes récupérées,  celles-ci ne suffisent pas aux collectivités locales pour la gestion sélective des déchets. Parfois les filières de recyclage pour certains matériaux n’existent pas.

 

 Les élus locaux devraient lire la conférence de Dany Dietmann, maire de  Manspach et vice-président de la communauté des communes de la porte d’Alsace publiée sur notre blog. Il donne des solutions intéressantes pour permettre la diminution et la valorisation des déchets ménagers.

 

Association Crépy environnement et qualité de la vie

 

 

Conférence Dany Dietmann n°1

         Enlèvement des déchets ménagers communauté des communes de la porte d'Alsace

 

                                                               ________________________________________

 

 

Dernières nouvelles : Le plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés de l’Oise (PDEDMA) a été annulé par le tribunal administratif d’Amiens à la suite de la saisine de la juridiction par le Symove (Syndicat mixe Oise verte environnement).

Alain Vasselle, ex-sénateur de l’UMP, président du Symove, reprend de la voix en mettant en avant l’utilité du très contesté incinérateur de Villers St Sépulcre  en cas de saturation des capacités d’enfouissement et d’incinération en 2018.

Le conseil général de l’Oise prévoit à la place la création, après 2015, d’une unité de méthanisation de 22 700 tonnes. Les élus du département  réfléchissent à la possibilité de faire appel ou de revoir le PDEDMA.

 

Pour suivre cette affaire du 2ème incinérateur vous pouvez lire les différents articles de l’association « ACCIDE » publiés sur notre blog.

 

Tadeusz LEWANDOWSKI, secrétaire-adjoint de l’association

 

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:47

 

Maison médicale

                                                Maison médicale à Crépy en Valois

 

Décidément pas d’avancée au niveau de la garde médicale.

Aucun accord entre les médecins et l’agence régionale de santé (ARS) n’a été conclu.

Les permanences des médecins restent limitées en semaine de 09h00 à 19h00 et le samedi de 09h00 à 11h00. Le Smur de Compiègne dont une antenne est basée à Crépy en Valois fonctionne  seulement en semaine de 08h30 à 18h30. Hors de ces horaires, les habitants de ces cantons dépendent du service des urgences de l’hôpital de Compiègne situé au minimum à 25 km (20 minutes de trajet au mieux).

 

La mise en place d’hélicoptères  vers les hôpitaux de Laon et d’ Amiens annoncée par l’agence régionale de santé n’est pas une solution puisque ces appareils ne sont pas équipés pour voler la nuit et même si cela était le cas, le problème de la permanence médicale ne serait pas résolu.

 

 

Hôpital de Crépy

                            Hôpital à Crépy en Valois                      

   

Les médecins (une vingtaine environ) accepteraient d’effectuer une garde de nuit si notre région bénéficiait de la couverture à temps plein du Smur dont les créneaux horaires dépendent de l’ARS. Deux dossiers indiscutablement liés et qui devront être résolus en même temps.

 

Pour mémoire dans les années 1980 une garde médicale de nuit existait, le Smur basé à Crépy en Valois fonctionnait 24 heures sur 24 et un médecin était affecté au service incendie de la ville.

 

Rien de tel qu’un service médical permanent de proximité, seul à même de rassurer les habitants des trois cantons.

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 11:35

 

Veuillez trouver ci-joint le communiqué de presse de l’association ACCIDE qui informe les habitants de l’Oise sur la poursuite du débat concernant la construction d’un 2ème incinérateur dans le département à Villers-St-Sépulcre. De plus en plus d’élus d’horizons politiques différents réfléchissent sur l’opportunité de cet incinérateur et dénoncent même cette construction. Cette installation risque de polluer l’atmosphère et les sols sur un périmètre très éloigné. Un projet de 107 millions d’euros dispendieux, inutile, en contradiction avec une politique de réduction et de maitrise des coûts de gestion des déchets.  Comme toujours le financement sera à la charge du contribuable.

Un incinérateur de plus, et pour le rentabiliser, c’est l’arrivée supplémentaire de centaines de milliers de tonnes de déchets  en provenance des départements limitrophes.

D’autres solutions existent explicitées dans des articles parus précédemment sur notre blog.

 

Vous pouvez également lire la lettre ouverte de madame Caroline Cayeux, sénateur maire à monsieur Alain Vasselle, président du Symove. Cette lettre à été signée par plusieurs élus opposés à ce projet.

 

Association Crépy environnement et qualité de la vie

 

 

 

IMGP1830

 IMGP1838

IMGP1839 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:25

 

La CLIS s’est réunie le jeudi 26 janvier 2012 avec :

-      Deux responsables de SITA ;

-      Deux représentantes de la sous-préfecture ;

-      Une représentante du conseil général ;

-      Une représentante de la mairie ;

-      Un membre du ROSO ;

-      L’inspecteur des installations classées ;

-      Le maire de Lévignen ;

-      Quatre membres de l’association Crépy environnement et qualité de la vie.

 

La séance débuta par un bref historique de l’installation :

-      Ouverture en 1978 ;

-      Extension aux casiers n°1 et 2 en 1995 ;

-      Valorisation électrique du biogaz en avril 2002 ;

-      1ére mise en conformité à la suite d’un arrêté préfectoral d’avril 2003 ;

-      2ème mise en conformité en janvier 2008 ;

-      Suspension de l’activité de l’exploitation en juin 2009 ;

-      3ème mise en conformité après arrêté préfectoral de décembre 2010 ;

-      Travaux effectués à partir de janvier 2011 pour une réouverture du site en juin 2011 et mise en exploitation du casier n°3.

 

 CLIS JANVIER 2012

 

 

 

Le  responsable de l’agence de stockage SITA IDF-Oise, Mr CLISSON,  a  rappelé l’implantation de SITA IDF-OISE avec 8 centres de tri, 9 installations de valorisation énergétique, une unité de compostage et 12 ISDND. Il fit également une rapide description du site de 40 hectares avec 6,5 hectares en activité et dont la fin de l’exploitation est prévue pour 2019 suivi d’une surveillance d’une durée de 30 ans.

5 employés sont chargés de la gestion de l’ISDND de Crépy en Valois. Un composteur de déchets et un chargeur à chenilles sont deux engins de chantier nécessaires pour l’enfouissement des déchets.

Ce site, certifié ISO 9001 et 14001, a une capacité de 1 200 000 m3 dont 120 000 tonnes annuellement.

 

 L’accent a été mis sur l’imperméabilité passive et active.

Le dôme du casier N°1 s’élève à 25 m et la côte par rapport au niveau de la mer est de 162 m. Depuis la terre s’est compactée et un léger affaissement a été constaté.

L’aménagement en fond du casier n°3 est composé du bas vers le haut :

-      D’un géotextile de renforcement visant à assurer la parfaite stabilité dans le temps de l’ensemble ;

-      D’une couche d’1 mètre d’argiles venue de Vauciennes et de la région de Seine et Marne. Ces argiles ont été remaniées et compactées de façon à obtenir une très forte imperméabilité. Cette couche est renforcée par un géotextile bentonitique : la bentonite est une argile très fine et gonflante, parfaitement imperméable. Une goutte d’eau mettrait 30 ans pour traverser cette épaisseur ;

-      D’une géomembrane en polyéthylène haute densité ;

-      D’un géocomposite de protection et drainage.

 

 

CLIS 01.2012 N°2

 

Un point bas est aménagé en fond du casier et équipé d’un puits de pompage des lixiviats.

Les lixiviats (eaux de pluie ayant percolé au travers des déchets) sont collectés en fond de casier, pompés et traités sur la station communale exploitée par la SAUR.

Les eaux pluviales provenant des zones réaménagées sont collectées par des fossés périphériques et dirigées vers 3 bassins tampons et de décantation. Les eaux sont analysées par une société indépendante.

Si elles ne sont pas polluées, elles sont rejetées dans le milieu naturel. Si tel n’était pas le cas (jamais produit), elles seraient traitées  avec les lixiviats récupérés et traités au niveau de la station d’épuration par la SAUR. Les lixiviats sont analysés trimestriellement par une société indépendante et certifiée. La qualité des eaux souterraines, actuellement conforme, sauf  en aval  immédiat de l’ancienne zone dépourvue  de membrane imperméable, est contrôlée semestriellement par 6 piézomètres.

La récupération du biogaz est également en cours. Des puits installés tous les 30 mètres de diamètre aspirent le gaz véhiculé dans de nombreux tuyaux qui parcourent l’ensemble du site. Aucun risque de fuite puisque le circuit de récupération fonctionne en dépression et alimente la torchère et le moteur de production électrique.

La plateforme de valorisation du biogaz représente un investissement de 2 millions d’euros. Elle  condense le gaz, élimine l’humidité, refroidit et filtre ce matériau constamment analysé pour vérifier sa concentration et sa composition.

Ce gaz est injecté  dans un groupe électrogène composé d’un moteur de 1800 chevaux  et de 16 cylindres. Ce système peut brûler jusqu’à 750m3 de gaz par heure et produire 1250kw/h d’électricité 24 h sur 24, nécessaire à la consommation de 3500 foyers ou 9000 personnes. Cette électricité est revendue à EDF sur la base de 5 à 8 centimes le KW loin du prix payé par EDF aux particuliers. Au maximum 3 groupes de production d’électricité peuvent être aménagés sur le site de Crépy en Valois.

Un centre de supervision pilote l’ensemble de cette plateforme de valorisation. En cas d’arrêt inopiné du groupe électrogène, la torchère d’une capacité de 1000m3/heure entre automatiquement en fonction puisque la société a obligation d’éliminer le gaz extrait de la décomposition des déchets ménagers.

 

 CLIS 01.2012 N°3

              Vue aérienne du site d'une superficie de 40 hectares 

 

 

Depuis l’ouverture en juin 2011, stockage de près de 40 000 tonnes dont 15370 tonnes provenant de départements limitrophes dans la limite de 20% des déchets collectés. Les déchets ménagers ne représentent que 6300 tonnes (16%). Un système a été mis en place pour humidifier les déchets et provoquer une décomposition plus rapide. 14 000 tonnes de terres souillées ont été récupérées pour la couverture des déchets mais après une analyse du contenu.

Les déchets apportés par les industriels sont acceptés suivant un cahier des charges très strict.

 

La société SITA a pris conscience des enjeux écologiques avec un suivi des zones réaménagées (400 hectares sur l’ensemble des sites IDF-Oise). Elaboration d’indicateurs avec des professionnels de la protection de l’environnement.

Sur le site de Crépy en Valois un diagnostic sur la biodiversité sera effectué en 2012-2013. Sita espère intégrer ses sites dans une continuité écologique régionale avec une implantation de la flore et faune locale. La suppression des produits phytosanitaire sur les sites d’exploitation est une réalité et le développement naturel des différentes espèces est fortement conseillé.

 

L’inspecteur des installations classées a indiqué que le site de Crépy en Valois ne présente pas de problème actuellement. Monsieur CLISSON a précisé qu’un n° de téléphone est à la disposition des habitants en cas de mauvaises odeurs ou de demandes de renseignements (0800001912).

 

Une discussion a eu lieu sur l’opportunité :

-      De l’individualisation du paiement des ordures ménagères avec une incitation financière, puisqu’un changement  des mentalités est nécessaire au vu de certaines expériences dans l’Oise. Il existe également un manque de filières de recyclage en France ;

-      De l’installation d’un centre de stockage de déchets à l’intérieur du bois du roi et de ce fait de la pérennité de cet espace vert.

 

La séance est levée.

 

 

Depuis 1978 notre association suit l’évolution du centre de stockage des déchets à Crépy en Valois. De nombreux progrès ont été réalisés dans la gestion des déchets et  la préservation de l’environnement, notamment sous la pression des règlementations européennes. Toutefois nous sommes  contre la multiplication de centres d’enfouissement de déchets et d’incinérateurs. La meilleure solution est celle qui privilégie la diminution et le recyclage des déchets.

 

ISDND CREPY 01.2012

    Photographie du dôme et d'une partie du casier n°3 - janvier 2012

 

                                                    

 

 

                             

                                                                     

                                                                     

 

                         

                  

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:48

 

Bois du roi 4

Bois du roi 5

 

 

                                      _________________________________

 

 

Février 2012

 

 

Bois du roi 7

 

 

Ce n’est pas la première pierre mais une première porte grillagée installée récemment, interdisant l’accès d’un chemin qui fera peut-être office, le moment venu, de porte d’entrée de la décharge du bois du roi  pour les camions remplis de détritus et empruntant la D136.

Cette porte est-elle faite pour décourager les curieux ? Des travaux clandestins sont-ils déjà envisagés ?  A terme le bois du roi sera t'il entouré d’une barrière grillagée ?

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:18

 

Cet article a été publié en juillet 2010 dans le mensuel de la commune d’Ormoy Villers intitulé l’Ormoisien.

Le propriétaire de ce bois  essaye avec  acharnement  et  avec une certaine constance de faire aboutir ce projet de création d’une carrière d’extraction de sable et d’installation d’un centre d’enfouissement de déchets à l’intérieur d’un site classé. Certainement que les bénéfices financiers seront au rendez-vous pour lui en cas de réussite.

Le premier projet de décharge dans le trou de la sablière avait fait l’objet d’une enquête publique en novembre 1975 et le commissaire enquêteur avait émis un avis défavorable qui stoppa ce projet. Vous lirez dans cet article la chronologie des évènements depuis cette date. L’existence d’une carrière était beaucoup plus ancienne puisque dans les années 1960 il était déjà fait mention d’une telle installation fermée par la suite et suivie d’une politique de reboisement du site conformément à un arrêté préfectoral de janvier 1978.

                               

      Bois du roi 1                                

 

  Bois du roi 2

 Bois du roi 3

 

A suivre la semaine prochaine

 

 

Dernières information au sujet de la centrale à gaz de Verberie

 

L’état a jeté l’éponge. Seul le duo, majorité du conseil municipal de verberie et société Direct Energie a fait appel auprès du tribunal administratif de la décision annulant la révision simplifiée du plan local d’urbanisme. Ce nouveau PLU permettrait la construction de la centrale à gaz tant décriée.

 

Pour plus de précisions vous pouvez cliquer sur le lien « pas de centrale en basse automne » situé à droite de l’écran.

 

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 15:11

 

Monsieur Guillaume Pépy président de la SNCF, madame Lucette Vanlaeke représentant RFF, madame Séverine Lepere directrice de la ligne K, monsieur Stéphane Elie, responsable de la ligne K et TER, monsieur Arnaud Foubert maire de Crépy en Valois, monsieur Fabrice Dalongeville conseiller régional de Picardie, messieurs Lionel Toussaint et Roger Toussaint représentant l’ADU-FNAUT, ont participé à une réunion de travail à l’hôtel de ville le vendredi 20 janvier 2012.

Un état des lieux a été réalisé. De nombreuses questions ont été posées. Des solutions ont été proposées.

 

Pour de plus amples renseignements concernant cette réunion, vous pouvez cliquer sur le lien à droite de notre blog « association de défense des usagers ». 

 

Toutefois n’oubliez pas de lire l’article mis en ligne le jeudi 02 février 2012 sur la gestion des déchets dans l’Oise et la conférence de Dany Dietmann.

 

Tadeusz LEWANDOWSKI, secrétaire-adjoint de l'association Crépy environnement et qualité de la vie.

  

 

IMGP0948 Gare Crépy

                                                    Gare de Crépy en Valois

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 16:57

 

Conférence de Dany Dietmann, professeur des sciences de la vie  et de la Terre, Maire de la commune de Manspach et vice-président de la communauté de communes de la Porte d’Alsace :

Les solutions alternatives à l’incinération

 

Un incinérateur disperse les polluants, puis la nature s’occupe de les concentrer dans la chaîne alimentaire. Au bout, le cancer veille…

 

Les solutions alternatives à l’incinération existent, Dany Dietmann est venu nous présenter les siennes. Elles apportent un véritable bol d’air à la biosphère car, dans son département du Haut Rhin où il est maire et vice-président de sa communauté de communes, faute de « déchets », ils n’arrivent plus à remplir les incinérateurs et les décharges se vident.

 

La séance débuta vers 19h00  à l’auditorium de la manufacture de la tapisserie de Beauvais avec la présentation de plusieurs membres du collectif isarien de réflexion pour une gestion durable des déchets qui firent rapidement place à Monsieur Dany Dietmann. Le conférencier entama son monologue émaillé de nombreux graphiques et de nombreuses photos.

 

Conférence Dany Dietmann n°1

 

 

Intervention de Dany Dietmann

 

En France, la moyenne des poubelles est de 360kg par habitant et par an. Avec 24% de recyclage sur ce poids, nous sommes parmi les derniers d’Europe, les bonnes pratiques étant de l’ordre de 60%. J’ai réussi en 10 ans avec l’aide des élus et des habitants à obtenir 76% de taux de recyclage sur les poubelles de la communauté de communes de la Porte d’Alsace (CCPA). L’objectif à se fixer dès maintenant est de sortir 75% de produits résiduels du bac. En effet, une fois le choix de valorisation effectué, ses déchets deviennent des produits qui peuvent rapporter beaucoup.

 

 

Conférence Dany Dietmann n°4

 

 

Les solutions alternatives

 

A elle seule, la France a plus d’incinérateurs que tout le reste de l’Europe. La première des étapes est donc de ne pas choisir la construction d’un nouvel incinérateur, sinon, nous serions obligés de le remplir et donc nous ne trierons pas.

 

La seconde étape est de passer d’une taxe sur les ordures ménagères (tu tries ou tu ne tries pas, tu payes) gérée par les services de l’état, à une redevance sur les ordures ménagères à gestion communale avec une facturation incitative (plus tu tries moins tu payes). L’eau est bien facturée au mètre cube, l’électricité au kilowatt/heure, le téléphone à la minute. Pourquoi les ordures « intriables » ne seraient-elles pas facturées au poids ? Bénéfice net 8% pour le contribuable, auquel il faut ajouter « la valeur ajoutée au geste du tri ». Tous les produits résiduels triés sont revendus, ce qui permet de réduire encore la facture. A titre d’exemple l’aluminium est vendu 900€ la tonne, le carton trouve preneur à 108€ et le fer oscille entre 130 et 300€. Autre facette, la mise en place à l’échelle nationale de ce concept de tri permettrait la création de 350 000 emplois, soit 3500 par département, presque 100 emplois nouveaux par canton.

  

 

Conférence Dany Dietmann n°5 

 

Mais pour que cette valorisation soit possible, il faut avant tout extraire des poubelles tout ce qui est décomposable. Il faut isoler la part des produits fermentescibles, soit 30% du volume de la poubelle, en favorisant le compostage individuel ou regroupé. La distribution de composteurs ou de plans pour les construire, le lombricompostage, l’installation de plateformes de compostage avec un maître composteur est une solution facile à adapter à chaque situation. Les apports de substance peuvent être volontaires ou le ramassage organisé. Une fois le compost préparé, il peut être à nouveau redistribué ou vendu. Pour l’habitat collectif, une collecte sélective en milieu urbain peut être envisagée en porte à porte. La ville de Fribourg et ses 450 000 habitants collectent ainsi 26 000 tonnes de fermentescibles par an. Chaque tonne produit 150kg de gaz, 310kg de compost et 500kg d’eau, ce qui permet à la ville de disposer de 17 000m3 de méthane quotidiennement.

 

Conférence Dany dietmann n°2

                           Famille composée de 4 personnes

 

 

La collecte des produits non « triables », les produits résiduels ultimes, s’effectue dans des poubelles équipées d’une puce pour permettre la pesée de chaque bac. C’est la pesée embarquée. Celle-ci est facturée 76 centimes, chaque propriétaire gère alors le taux de remplissage de son bac avant de le présenter au système de ramassage. Chaque poubelle est donc pesée à la montée et à la descente pour déterminer le poids à facturer, l’information étant transmise directement au service facturation de la commune. Pour l’habitat collectif, la mise en place de parcs à poubelles avec un peu d’organisation permet de procéder de même. Autre avantage, l’arrêt du véhicule de ramassage est moins fréquent, chaque foyer sortant sa poubelle en moyenne qu’une fois sur 3. Encore une économie et un gain de confort pour les usagers.

 

 

Conférence Dany Dietmann n°6

 

 

Une autre piste est la mise en place de plateformes de déballage à la sortie des caisses des commerces qui permet de gérer tous les emballages excédentaires.

 

Toutes ces solutions sont déjà en place dans plus de 200 communes en France, ce qui a permis à certaines de passer de 380kg de produits résiduels ultimes à 87kg en seulement 10 ans. La masse des encombrants a souvent diminué, jusqu’à parfois de 70%. La taxe de 93€ s’est transformée en redevance de 56€ par an et par habitant, soit une économie de 175€ par an pour un foyer de 5 personnes. Elles seront amenées à se développer encore davantage dans les prochains mois, les scandaleux contrats d’approvisionnement des incinérateurs étant maintenant interdits depuis le grenelle de l’environnement. De plus les futures lois sur les machefers (tout aussi scandaleux) devraient encore faire avancer le processus.

 

En résumé, ce n’est pas un incinérateur dont nous avons besoin pour maitriser le flux de nos déchets mais d’une implication de la population, des bailleurs et des élus pour la mise en place de véritables solutions. C’est un enjeu humain et non technique que je vous propose, car la pollution et la destruction n’est plus d’actualité. Il faut maintenant s’installer dans une économie plus locale, plus légère et remplacer le toujours plus par le toujours mieux.

 

(Source : Collectif isarien de réflexion pour une gestion durable des déchets)

 

 

Conférence Dany Dietmann n°8 

 

 

A la fin de l’intervention un dialogue se construisit entre la centaine de participants composés d’un représentant du conseil régional, du vice-président du conseil général, chargé de l’environnement, de nombreux élus de tous bords, de membres d’associations, du public et  monsieur Dany Dietmann. Il est regrettable qu’aucun membre de la communauté de communes du pays du Valois ne se soit déplacé. Seule l’association Crépy environnement et qualité de la vie était représentée.

 

Voici les réponses qu’il fit aux différentes questions posées :

-      La communication, plus que l’incitation financière, est un élément fondamental à la réussite du projet. Il faut que les habitants se sentent acteurs de cette démarche citoyenne ;

-      Depuis les lois du Grenelle 2 de l’environnement, les contrats d’approvisionnement des incinérateurs prévoyant des pénalités en cas de rupture entre les sociétés privées gestionnaires de cet outil et les collectivités locales sont interdits.

 

Conférence Dany dietmann n°15

 

 

La communauté de communes du pays de Valois a-t-elle signé ce genre de contrat ?Il est aberrant que les déchets de cette communauté partent vers l’incinérateur de Villers Saint Paul alors qu’il existe un ISDND (centre d’enfouissement des déchets) à Crépy en Valois avec à la clef une augmentation significative de la taxe des ordures ménagères ;

-      Les machefers, déchets ultimes des incinérateurs, ne doivent pas être en contact avec le milieu hydrique, donc ne peuvent  pas être utilisés pour le remblaiement des route, sous peine de pollution du milieu, contrairement aux dires des commerciaux des sociétés gestionnaires des incinérateurs ;

-      Les unités de valorisation énergétiques (UVE) sic, nouvelle appellation des incinérateurs, ne sont valables  que près d’entreprises ou d’une grande collectivité locale ayant besoin d’un important réseau de chaleur. Ce qui n’est pas le cas de l’incinérateur de Villers Saint Paul qui diffuse ses diverses toxines dans l’atmosphère bientôt absorbées par le sol avant de se retrouver dans l’alimentation ;

-      Dans le département du Haut Rhin il existe deux incinérateurs (Colmar – Mulhouse) et sur la carte de ce département, les communautés de communes proche de ces outils ont pris un retard significatif dans le système de tri, conséquence de la proximité de ces UVE qu’il faut alimenter à tout prix ;

-      La représentante de la communauté de la basse Automne demande à Monsieur Dany Dietmann si le problème des décharges sauvages a été résolu. Il lui répondit par l’affirmative et qu’au bout de 10 années le problème a complètement disparu.

 

Conférence Dany Dietmann n°9 

 

Le vice-président du conseil général, chargé de l’environnement prit la parole et remercia monsieur Dietmann pour son intervention qui lui a permis d’ouvrir d’autres horizons pour le PDEDMA, retoqué par le préfet de l’Oise, au motif qu’il est trop ambitieux. Cet élu est fermement opposé à la construction d’un 2ème incinérateur à Villers Saint Sépulcre, totalement inutile. De plus il se dit très intéressé par une visite à la communauté des communes de la porte d’Alsace et au conseil général du Haut Rhin pour obtenir des conseils sur la mise en place d’un système dans l’Oise similaire à celui de la collectivité  locale d’Alsace.

 

 

Conférence Dany Dietmann n°14

 

 

Conclusion de Monsieur Dany Dietmann

 

Il faut :

-      Simplifier le système incitatif de collecte et de tri des déchets ménagers pour arriver à une uniformisation du process ;

-      Mutualiser les énergies, les compétences des élus, des associations, des citoyens.

Selon les dires d’un dirigeant d’une grande société cotée : « Il y a plus de coups à prendre avec l’incinérateur que d’argent à gagner ».

 

Le rêve de Monsieur Dany Dietmann : « Que l’habitant se fasse payer pour donner sa poubelle ! ». Applaudissements.

 

La présidente du collectif isarien de réflexion pour une gestion durable des déchets a mis fin à la séance également sous les applaudissements.

 

(Source : Association Crépy environnement et qualité de la vie)

 

 

Conférence Dany dietmann n°11

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:49

 

L’association Crépy en Valois et qualité de la vie veut contribuer à l’agenda 21 en publiant ce dossier.

 

 

 Communiqué de presse du collectif isarien  de réflexion pour une gestion durable des déchets le 9 novembre 2011

 

A la suite d’une réunion organisée par l’association Accide le 11 juillet 2011, douze associations ont décidé de s’unir autour des problématiques isariennes de gestion des déchets car elles considèrent que le débat public n’est pas satisfaisant sur ce sujet. La présence de plusieurs associations lors de cette réunion d’opposition au projet d’incinération et la volonté d’avancer ensemble en unissant les forces et les compétences de chacun a permis de faire émerger une détermination commune :

La nécessité de mettre en place un réel dialogue sur la gestion des déchets sur le territoire isarien.

 

Cette nécessité s’est avérée d’autant plus forte que le territoire de l’Oise est régi par un plan départemental de gestion des déchets (PDEDMA) obsolète. Le plan actuellement en vigueur date de 1999 et est arrivé à échéance en 2005. Nous sommes en 2011. Comme le rappelle le site web du conseil général : « la période 1999-2006 a été marquée par une importante évolution de la réglementation. Il s’agit donc d’intégrer ces évolutions réglementaires nationales et européennes, ainsi que les orientations du grenelle de l’environnement ».

 

Cette réflexion s’avère également nécessaire car le territoire voit actuellement 4 projets de structures de traitement de déchets qui soulèvent des interrogations : 3 sites d’enfouissement et 1 incinérateur pour un traitement total de 510.000 tonnes par an !

 

Sur un territoire qui enfouit actuellement 405.000 tonnes par an dans ses 5 sites et possède déjà un incinérateur qui ne tourne pas en plein régime, on peut légitimement s’interroger sur les pertinences des projets en cours.

 

Dans un département rural qui possède la plus vieille « ressourcerie » de France (Les ateliers de la bergerette), on peut s’étonner que si peu de place soit laissée aux propositions alternatives et novatrices en termes de gestion des déchets.

 

Ne pourrait-on pas être un département exemplaire ? Un département moteur et précurseur dans une gestion vertueuse de nos ressources ?

 

 Le collectif isarien de réflexion pour une gestion durable

                                               Les représentants du collectif isarien

 

En ce sens, le collectif des associations souhaite nouer le dialogue avec les élus régionaux, départementaux, locaux ainsi que les citoyens. La conférence du 25 novembre 2011 avec la venue de M. Dany Dietmann, maire de Manspach et vice-président de la communauté de communes des Portes d’Alsace, a pour objectif de montrer la détermination des associations à ouvrir ce débat publiquement. Cette action d’ouverture intègre le programme national de semaine européenne de réduction des déchets (SERD – http://www.reduisonsdechets.fr/serd/presentation-objectifs.html).

Le collectif se veut force de propositions. « Nos déchets valent de l’or » et nous devons nous en charger – c’est ce que le collectif veut faire comprendre aux citoyens et aux politiques à travers cette conférence animée par un élu volontaire et enthousiaste.

 

Concrètement, le souhait du collectif est d’obtenir la transparence sur les projets en cours et de participer activement à la mise en place du futur PDEDMA.

 

 Le collectif isarien de réflexion pour une gestion durable des déchets  est né à la suite d’une réunion organisée par l’association Accide le 11 juillet 2011. La présence de plusieurs associations lors de cette réunion d’apposition au projet d’incinération et la volonté d’avancer ensemble en unissant les forces et les compétences de chacun a permis de faire émerger une détermination commune :

La nécessité de mettre en place un réel dialogue sur la gestion des déchets sur le territoire isarien.

 

Ce collectif n’est pas clos et intègre à ce jour 12 associations qui échangent et ont décidé de travailler ensemble.

 

Composition de ce collectif : (collectifisariendechets@gmail.com)

 

Ressourcerie :

ATELIERS DE LA BERGERETTE

 

Associations nationales :

CNIID (Centre d’Information Indépendante sur les Déchets)

GENERATIONS FUTURES

AMIS DE LA TERRE

 

Associations régionales :

PICARDIE NATURE

ASSEPIC

 

Associations locales :

ACCIDE

ADEBA

TRACY ENVIRONNEMENT

VALOIS ENVIRONNEMENT

ALERTE AUX DECHETS

LES AMIS DU BOCHET

 

La gestion des déchets dans l'Oise - Les structures exista        Les différents acteurs de la gestion des déchets dans l'Oise

 

La gestion des déchets dans l’Oise

 

1.   Les structures existantes :

-      1 incinérateur à Villers Saint Paul ;

-      5 centres de stockage de déchets ménagers ;

-      3 syndicats (le SMVO à l’est, le SYMOVE au sud-ouest, un syndicat interdépartemental le SMITOB au nord-ouest) ;

-      Des EPCI indépendants (Etablissements publics de coopération intercommunale).

 

    2. Les capacités d’enfouissement restantes :

-      Liancourt Saint Pierre :           700 000 tonnes

-      Saint Maximin :                        800 000 tonnes

-      Villeneuve-sous-Verberie :    1 000 000 tonnes

-      Crépy en Valois :                    3 800 000 tonnes

-      Bresles/Bailleul :                       500 000 tonnes   

 

Soit 6 800 000 tonnes encore disponibles.

Tonnage annuel enfoui = 405 000 tonnes donc plus de 16 ans de capacités restantes.

Sans compter l’incinérateur à Villers Saint Paul.

 

3.   Les structures en projet :

     A ces informations, il faut ajouter les projets suivants :

-      Villers Saint Sépulcre –Incinérateur de 110 000 tonnes + 20 000 tonnes de compostage par an ;

-      Hardivillers – CSDU K2 de 150 000 tonnes par ans sur 21 ans ;

-      Péroy les Gombries – Centre de tri K2 avec apport de 300 000 tonnes par an dont CSDU K2 de 150 000 tonnes par an ;

-      Moulin sous Touvent – CSDU K2 de 100 000 tonnes par an.

 

(Rapports annuels 2009 et PDEDMA en projet de 2010)

 

Dany Dietmann

                                            Dany Dietmann lors de sa conférence

 

Au secours, la poubelle déborde !

(Article paru en 2008)

 

Toujours plus de déchets

 

N’en jetez plus ! En France la quantité de déchets a doublé entre 1980 et 2002, passant de 180 à 360 kg par personne et par an. En cause, le développement de la consommation, l’augmentation des familles à taille réduite (donc des emballages individuels), et le packaging des produits. Par exemple, le café en dosette utilise 10 fois plus d’emballage qu’un paquet de 250 g.

 

Malgré l’effort des collectivités, seuls 12% des déchets sont aujourd’hui recyclés. 51% sont mis en décharge sans aucune valorisation et 26% sont incinérés avec récupération d’énergie. En Belgique, dans la région wallonne, on est proche de 70% des déchets recyclés remarque Hélène Bourge, du centre national d’information indépendante sur les déchets. Et on ne parle même pas du compostage, qui concerne actuellement à peine 9% des déchets.

 

Une poubelle de tri sélectif sur trois est renvoyée vers un incinérateur

 

Bref, on l’a compris, la majorité de nos déchets prend la route de l’incinérateur. A cela plusieurs raisons. D’abord, c’est à chaque commune de décider ou non du tri sélectif et de la couleur des poubelles (jaune, rouge, bleu, sacs transparents…). Pas facile pour les usagers de s’y retrouver. Du coup, une poubelle de tri sélectif sur trois est renvoyée vers un incinérateur. D’autre part, le système fiscal n’est guère incitatif : la taxe d’ordures ménagère est la même quel que soit le volume des déchets du foyer (voir combien ça coûte).

 

Pour les associations écologistes, la faible part du recyclage en France tient d’une volonté politique. Elles accusent les incinérateurs surdimensionnés, qui réclament un minimum de déchets pour fonctionner. Du coup, certaines poubelles triées atterrissent parmi les déchets ordinaires pour nourrir l’incinérateur. Un reproche injustifié, se défendent les industriels. « De toutes façons, on doit utiliser du pétrole en complément pour bien faire brûler les ordures » explique Anne de Lander, responsable de la communication à Eco-emballage. « Alors autant utiliser un pot de yaourt à la place, de toute façon trop difficile à recycler ».

 

D’ailleurs, seuls 134 incinérateurs sont encore aujourd’hui en fonctionnement, contre 300 il y a dix ans. Et 10 départements français se trouvent encore en situation de saturation pour le traitement de leurs déchets. Reste que la France devra, encore une fois, faire des efforts sous la contrainte européenne : Une directive a fixé un objectif de 55% des emballages recyclés d’ici à 2008.

 

(Source : http://www.journaldesfemmes.com/shopping/pratique/guide-recyclage/volume-dechets.shtml)

 

 

 

Les alternatives proposées par l’Accide en 2009

 

Créée en janvier de cette année, l’ACCIDE (association citoyenne contre l’implantation d’un incinérateur de déchets et pour la défense de l’environnement) a un discours tranché. « L’incinérateur est un choix très contestable au niveau sanitaire. Or il existe d’autres solutions qui peuvent être mises en place de façon très simple » explique Agnès Wawrin, présidente de l’association à l’origine de sa création.

« Au lieu de faire disparaître nos déchets en les brûlant, il faut les réduire à la source. C’est la loi des 3 R : réduire, réutiliser, recycler » continue la présidente. Selon les membres d’Accide, il serait facile de réduire la quantité de déchets produite avec des gestes simples :

-      Réduire les emballages :

« Dans cinq ans sera mise en place la pesée embarquée : chaque personne payera en fonction du poids de ses poubelle. Forcément, les gens feront plus attention » démontre Agnès Wawrin ;

-      Consommer plus intelligemment :

« Boire de l’eau du robinet au lieu d’eau en bouteille représente dix kilos de déchets de moins par an pour un habitant. Refuser les prospectus dans les boites aux lettres, c’est moins de 40kg » argumente l’association ;

-      Trier les déchets organiques :

« Un tiers de nos déchets sont fermentescibles et partent en décharge ou en incinérateur alors que ces déchets pourraient créer de l’énergie grâce à la méthanisation » expose l’Accide.

Avec ces quelques petits efforts quotidiens, il y aurait nettement moins de déchets à brûler. Il y a déjà un incinérateur dans l’Oise, à Villers Saint Paul, qui ne tourne qu’à 80% de ses capacités. Si on enlevait la partie de déchets fermentescibles, si on améliorait le tri, cet incinérateur pourrait brûler les déchets de tout le département » prévoit Agnès Wawrin.

Cependant, la présidente est consciente du chemin qu’il reste à accomplir. « Il y a beaucoup de choses et de mentalités à changer et on est conscient que ça ne se fera pas du jour au lendemain. Mais ce sont les élus qui ont le pouvoir de mettre cela en place ou pas » continue-t-elle. Selon l’Accide, les élus ont un rôle d’accompagnement, d’éducation et de prévention auprès de leurs administrés, pour que le système fonctionne.

Et l’association a plus d’un argument dans sa poche. « Il faut savoir que la construction d’un incinérateur génère autant de déchets qu’il ne va en traiter toute sa vie » confie Agnès Wawrin.

Enfin selon les membres de l’Accide, un incinérateur ne serait pas la meilleure solution non plus au niveau de la création d’emplois.

« Un incinérateur crée environ un emploi pour 10 000 habitants, soit 20 emplois dans la région. Alors que créer des ressourceries, des centres de tris, des ambassadeurs, générerait environ 250 emplois », soit dix fois plus. Une donnée qui, selon l’association, devrait également être prise en compte dans les décisions des élus quant à l’avenir de la région.

 

(Source : Oise Hebdo – édition de Beauvais, Vexin – 29.04.2009)

 

A suivre : La semaine prochaine :  La Conférence de Mr Dany Dietmann

 

Dernières nouvelles : Le conseil municipal de Péroy les Gombries a entériné le plan local d’urbanisme incluant l’ouverture d’une carrière d’extraction de minéraux et d’un centre de stockage de déchets de 80 hectares à l’intérieur du bois du roi.

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:46

 

Le maire de Verberie, Patrick FLOURY, maintient le cap contre vents et marées, quitte à faire chavirer le conseil municipal en 2014.

Malgré l’opposition de nombreuses associations, d’élus de la communauté des communes de la basse Automne, du parc naturel régional Oise-Picardie (PNR), de la justice, du préfet , du commissaire enquêteur  et d’une partie de la population, le conseil municipal a décidé de faire appel de la décision du tribunal administratif d’Amiens en date du 29 novembre 2011 qui avait décidé d’annuler la révision simplifiée du plan local d’urbanisme (PLU). Celle-ci permettrait de transformer des terres agricoles en terrains industriels, premiers pas pour la construction de la centrale à cycle combiné au gaz sur la commune de Verberie.

 

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                             Source :Oise Hebdo

 

Le conseil Municipal du lundi 9 janvier 2012 ne se passa pas en catimini puisque la salle du conseil, trop petite, fut envahie par une vague de concitoyens avides de connaître le résultat du vote.

 Le maire met en avant le développement économique de la ville (Des exemples montrent que le nombre d’emplois locaux induits par un tel projet est anecdotique) mais la qualité de vie des habitants de la ville passe au second plan. Puis, sans débat, rapidement,  la majorité des conseillers municipaux optèrent  pour la solution de rejeter la décision du tribunal administratif d’Amiens et de continuer la bataille juridique.

 

 

Centrale à Verberie

                                     Localisation du projet de la centrale

 

L’adhésion au PNR fut également rejetée dans la foulée, montrée du doigt par le maire et assimilée à un frein pour l’économie du pays, mais l’installation de cette centrale à cycle combiné au gaz risque d’avoir un impact négatif sur le marché immobilier local à Verberie.

 

L’association « Pas de centrale en basse Automne » reste déterminée à combattre ce projet. L’association « Crépy environnement et qualité de la vie » s’associe à cette démarche.

 

 

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