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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 10:13

 

Voici la copie de la lettre de Philippe MARINI, sénateur-maire de Compiègne  du 21 juin 2012 :

 

Monsieur le préfet,

 

Le Comité Syndical du Syndicat Mixte de la Vallée de l’Oise, réuni hier au soir à Méru, a débattu des enjeux du traitement des déchets dans le département de l’Oise, après avoir pris connaissance d’une note prospective sur l’évolution du gisement d’ordures ménagères résiduelles, établie par nos services, et dont vous trouverez une copie jointe au présent courrier.

 

Les cinquante sept élus délégués présents, représentant toutes les communes, communautés de communes, d’agglomération, membres de notre syndicat, qui trie, traite et valorise les déchets de 473.000 habitants de l’Oise, ont été unanimes pour constater que le projet de centre de traitement des déchets  « SYMEO », porté par le SYMOVE et la société VEOLIA, à Villers-Saint-Sépulcre, ne répond à aucune nécessité économique.

 

En effet, selon nos estimations, en 2015, donc au moment où le centre SYMEO devrait être mis en service, le SYMOVE n’aura guère plus de 70.000 tonnes de déchets ménagers à y apporter, alors même qu’à cette échéance de 2015, le centre de valorisation énergétique de Villers-Saint-Paul, propriété du SMVO, disposera déjà d’une capacité disponible de 52.000 tonnes dans le scénario le moins favorable. Et la quasi-totalité des déchets du SYMOVE et des collectivités de l’Oise qui n’adhèrent encore à aucun syndicat de traitement pourrait être traitée au CVE de Villers-Saint-Paul à l’horizon 2020. Dans le scénario le plus défavorable, il resterait 21.000 tonnes à traiter par d’autres modes.

 

Au regard du contexte actuel de baisse tendancielle de la production d’ordures ménagères résiduelles par nos concitoyens, mais aussi des lois  « Grenelle de l’environnement » dont les effets sur la réduction des déchets ménagers sont encore largement à venir, la présence de deux centres de valorisation énergétique des déchets ménagers dans l’Oise à 30 kms de distance, constituerait une aberration environnementale et économique. En premier lieu, les collectivités seraient moins incitées à conduire des démarches de réduction de la production de déchets. Mais en plus les coûts résultant d’un investissement global surdimensionné seraient exorbitants : Les contribuables de l’ouest de l’Oise seraient sans doute les premiers à être lourdement pénalisés par une telle situation, mais ceux de notre territoire le seraient également dans la mesure où notre politique drastique de maîtrise des coûts serait progressivement compromise par la difficulté à saturer la capacité des installations.

 

Au moment où vous avez préparé la décision importante d’autoriser ou non la réalisation du centre SYMEO de Villers-Saint-Sépulcre, je tenais à vous faire part de l’analyse des élus de notre syndicat à l’égard de ce projet qui ferait manquer à notre département de l’Oise une vraie chance d’organiser à cette échelle, un dispositif de valorisation des déchets conforme aux enjeux environnementaux d’aujourd’hui, et aux attentes de nos concitoyens en matière de maîtrise des dépenses publiques.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

 

Le président

Philippe MARINI

 

Incinérateur de St Paul

                        Incinérateur de Villers st Paul

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 11:49

 

Cette commission, après le rapport défavorable du commissaire enquêteur, doit donner un avis sur la construction d’un incinérateur à Villers St Sépulcre. Cette décision d’ajournement de la réunion fait suite à l’envoi au préfet de l’Oise  d’un courrier du sénateur-maire et président de l’agglomération de Compiègne, P. MARINI. Madame C. CAYEUX, présidente de  l’agglomération de Beauvais a déjà manifesté son désaccord. Ces élus locaux sont opposés à ce projet non viable économiquement, aussi inutile que coûteux, puisque l’incinérateur installé à Villers St Paul fonctionne en deçà de ses capacités. Les habitants de Crépy en Valois ont déjà subi les conséquences du fonctionnement de ce premier incinérateur, avec l’augmentation de 34% de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères lors de la mise en route de ce soi-disant centre de valorisation énergétique. Les gestionnaires n’ont d’autres choix, pour rentabiliser cet outil, que d’apporter en masse des déchets des départements limitrophes par camions ou par voie ferrée.

La politique du Conseil Général est plutôt à la réduction des déchets. L’Oise possède les capacités nécessaires pour gérer les déchets produits dans le département.

Actuellement il n’y a pas de place pour les projets dispendieux qui sont toujours payés par les contribuables.

 

Le rôle du CODERST

 

Le CODERST est une commission départementale consultative. Elle donne son avis, avant décision du préfet,  au niveau de la protection de l’environnement, de la gestion des ressources naturelles et de la prévention des risques sanitaires et technologiques pour toutes les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) (donc les installations pouvant avoir une incidence sur la qualité de l’air, de l’eau, les milieux aquatiques, la biodiversité, l’environnement, et sur la qualité de vie des habitants).

Cette commission se réunit sous la présidence du préfet du département ou de son représentant. Il comprend des conseillers généraux, des maires, des personnes désignées en raison de leurs compétences, de représentants du monde professionnel et associatif. Elle permet de recueillir des avis extérieurs à l’administration et de mettre en place un dialogue sur le dossier examiné.

 

La composition du CODERST

 

Le CODERST est présidé par le préfet et se compose de 25 membres :

-      7 représentants des services de l’Etat ;

-      5 représentants des collectivités territoriales ;

-      3 représentants d’associations agréées (pêche, consommateurs environnement) ;

-      3 membres de professions concernées (agriculture, industrie par exemple) ;

-      3  experts (architecte, ingénieur etc…) ;

-      4 personnalités qualifiées (médecin, hydrologue et…).

 

Les membres sont nommés par l’Etat pour 3 ans renouvelables, se réunissent une fois par mois et se prononcent à la majorité des voix présentes ou représentées.

 

Mais le préfet n’est pas lié par l’avis rendu. Donc rien n’est joué.

 

(A suivre)

 

 

 IMGP2128

                          Localisation des incinérateurs

 

 

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 12:11

 

4.- Le P.L.U. du bois de Tillet :

Le P.A.G. n’est pas abandonné. L’ancien site industriel sera transformé pour permettre la construction d’habitations (Hors l’établissement Jouy). L’aménagement de la rue du bois de Tillet est en attente avec la construction  d’un rond point et la nécessité d’empêcher les poids lourds d’emprunter cette voie.

 

5.- Le centre ville :

Beaucoup de cas particuliers dont voici quelques exemples.

3 repreneurs étaient en lice pour l’achat de la charcuterie en redressement judiciaire mais un traiteur chinois fut le plus offrant. L’ancien  propriétaire de la boulangerie fermée rue Nationale et des locaux d’habitation situés au-dessus ne veut pas que le rez de chaussée soit dévolu à une activité commerciale. Le propriétaire des murs de l’ancienne papeterie, rue général de Gaulle, exprime  une vue identique.

L’ancien restaurant des 3 pigeons a été mis en vente mais les exigences du propriétaire ont fait fuir les éventuels acquéreurs.

Le premier projet de construction de  logements le long de la voie ferrée  a été recalé par les « bâtiments de France » pour le motif d’une densification trop importante. La mairie espère un nouveau projet  pas encore finalisé, à taille humaine, plus contraignant pour le promoteur avec des accès sécurisés, des pistes cyclables, des parkings supplémentaires, sans oublier un parc.

Les vis-à-vis entre les immeubles et les pavillons sont proscrits.

 

 

IMGP2155

                                 Travaux d'agrandissement chez FM Logistique

 

 

6.- La circulation aérienne a été évoquée lors de cette réunion. L’inquiétude de certains habitants des quartiers sud de Crépy en Valois a été relayée par notre association. Pour l’instant la mairie a indiqué qu’elle n’a été conviée à aucune réunion organisée par la DGAC et le ministère de l’environnement en 2011. La municipalité nous propose de faciliter les contacts entre notre association et les responsables d’ADP. A voir.

Pour l’instant ce n’est pas la préoccupation prioritaire de la mairie mais compte tenu de l’évolution prévisible du nombre de passagers à Roissy, les vols d’avions à basse altitude au-dessus de Crépy en Valois vont croître au fur et à mesure du développement de l’aéroport parisien.

 

7.- Le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC) :

150 propriétaires habitent le quartier  Hazemont-Mermont.

L’investissement financier pour mettre aux normes l’assainissement de ce quartier est important avec au final un triplement du prix du m3 de l’eau. Pour l’instant il n’y a pas d’urgence sauf qu’en cas de vente le bien sera légèrement décoté.

La communauté des communes du Pays de Valois  a choisi la société Véolia pour effectuer un diagnostic des installations privées.

 

8.- Divers :

Les gens du voyage. Leur installation sauvage devrait se terminée avec l’ouverture  de l’aire d’accueil de 30 places (Les travaux sont programmés cet été). Pas de problème de sécurité actuellement. Après leur départ des mesures de blocage d’accès seraient prises.

Pour les médecins libéraux des 3 cantons et le SAMU. Aucune avancée pour l’instant.

Un salon de thé devrait ouvrir ses portes Place Philippe Rameau. Seule une déclaration à la Mairie est nécessaire pour un débit de boisson sans alcool (licence n°1). Le bailleur est l’OPAC. La gendarmerie ou la police municipale n’interviendront qu’en cas de nuisances manifestes.

Un magasin ALDI doit s’installer dans la nouvelle zone commerciale et « Picard » doit s’implanter en face de Bricomarché.

La mairie a décidé de mettre en valeur les remparts de la ville avec l’aide du Conseil d’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Environnement de l’Oise (CAUE).

Le bois du roi. Monsieur Baco a été reçu par Arnaud Foubert qui lui a fait part de son opposition à titre de maire de Crépy en Valois et à titre personnel au PLU de Péroy les Gombries pour ce qui concerne le projet de centre d’enfouissement  technique de déchets et de carrière d’extraction de minéraux.

 

La séance fut levée avec la promesse de se revoir en fin d’année 2012.

 

Avion survolant Crépy

                                  Avion survolant les quartiers sud de Crépy en Valois

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:38

 

Cette réunion s’est déroulée en présence de Monsieur le maire, Arnaud Foubert, accompagné de Monsieur Philippe Lasnier, directeur de cabinet et de plusieurs membres de notre association :

-      Yves Mouny – Président ;

-      Philippe Marat - Secrétaire ;

-      Tadeusz Lewandowski – Secrétaire-adjoint ;

-      Robert Dru - Membre du bureau directeur.

 

Le président de notre association, Yves Mouny prit la parole et énuméra les divers dossiers pour lesquels il demanda des précisions  et voici les réponse de Monsieur le maire :

 

1.- Cinéma :

Le permis de construire a été délivré. Il n’y a pas de fouilles archéologiques à entreprendre. Deux avis favorables pour les bâtiments de France et la CDAC. Les appels d’offres sont en passe d’être émis.

Lors des travaux sur une parcelle de stationnement de la gare, une convention a été signée entre l’hôpital et la mairie pour l’ouverture d’une aire de parking provisoire  au sud de Crépy (L’hôpital est propriétaire d’un terrain situé sur l’emplacement des établissements Guelton. Un provisoire qui pourrait durer.

 

009Bd V Hugo

                                                 Boulevard Victor Hugo

 

 

2.- Circulation des poids lourds :

Circulation autour de la gare SNCF, le boulevard Victor Hugo est problématique. Le maire réclame une réunion avec les autorités locales, la Région, le Conseil Général, la ville et le cofinancement d’une nouvelle étude.

 La déviation  au sud de Crépy en Valois doit être une priorité du projet et non une annexe, avec une lisibilité sur 10 ou 15 ans pour la fin des travaux.

Des aménagements seraient alors effectués pour désengorger notre ville des poids lourds la traversant continuellement toute au long des journées.

Le maire, Arnaud Foubert, est désigné pour siéger dans une commission ayant pour objet l’aménagement des gares, la fluidité de la circulation et le stationnement.

 Une étude sera diligentée sur Crépy en Valois avec l’aide de l’université « Sciences po » avec pour objet la résolution du problème n°1 : La circulation des poids lourds au centre ville. A part la déviation, un remède au point noir des poids lourds est-il possible ?

Au niveau de la friche Case Poclain, la mairie envisage la construction d’un rond-point pour éviter l’entrée des poids lourds en ville.

 

piste cyclabe rue de Senlis

                                                       Route de Senlis

 

 

3.- L’emploi :

Fin juin 2012, Une déclaration d’Utilité Publique (D.U.P.) sur l’ensemble des terrains non occupés de la zone industrielle sera réalisée par la mairie.

La société JOUY doit investir, soit dans la reconstruction totale de locaux industriels sur la friche Case Poclain, soit par la réhabilitation de l’existant avec l’aide de banques belges. Seul le flux du personnel sera autorisé à entrer par le pont St Ladre.

Des chefs d’entreprise (P.M.E.) veulent s’établir dans la zone industrielle mais actuellement la municipalité n’a plus de terrains disponibles et cherche à acheter du foncier à proximité.

La société FM logistique cherche à pourvoir avec difficultés 60 postes. Des travaux sont en cours pour agrandir les locaux. La société a mis en place un système d’optimisation des camions pour plusieurs clients et elle a récupéré le chiffre d’affaires précédemment perdu. Sa pérennité est assurée.

La mairie espère in fine la création de 150 emplois sur 3 ans.

 

A suivre

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 10:51

 

Rapport d’activité

Année 2011

 

 

Principe de l’exploitation par alvéoles

 

L’exploitation est réalisée par alvéoles successives.

Les casiers sont séparés par des digues qui assurent l’indépendance hydraulique de chacun des casiers.

Un stock de 500 m3 de matériaux inertes, distinct de celui destiné à la lutte contre l’incendie (stock de 500m3), est en permanence assuré. Ces matériaux sont utilisés pour la couverture journalière des déchets.

Les déchets sont déchargés à partir d’un quai, puis repris jusqu'à la zone d’exploitation. Ils sont ensuite étalés et compactés en couches successives. Un recouvrement de la zone avec des matériaux inertes (terre issue des matériaux du site ou gravats) est réalisé en fin de journée afin de prévenir les odeurs et les envols.

Depuis la reprise de l’exploitation le 27 juin 2011, l’exploitation se déroule sur le casier 3A.

 

Tonnages traités et origine des déchets

 

En 2011, le tonnage de déchets réceptionné est de 39 698.88 tonnes et le vide fouille disponible restant est de 1 155 000 m3.

Déchets ménagers et encombrants des ménages (t) : 6301.50 tonnes ;

DIB : 33 397.38 tonnes, dont déchets hors Oise : 15 369.52 tonnes.

Des matériaux d’inertes ont également été admis sur le site pour les besoins d’exploitation. Par exemple des gravats utilisés comme couche de support pour les quais, zones techniques et couvertures journalières. Des terres polluées sont également utilisées comme couvertures journalières.

 

Surveillance environnementale

 

Les prélèvements et les analyses sont réalisées par le laboratoire LCDI (accrédité COFRAC et agrée par le Ministère de l’Environnement) conformément aux dispositions de l’Arrêté Préfectoral.

 

Le site n’est pas implanté dans un périmètre de protection de captage AEP et aucun captage ne présente de sensibilité notable.

 

Les ouvrages de captage AEP les plus proches sont :

-       Gondreville (situé à environ 3,6 km à l’Est). Les aquifères captés sont les Calcaires grossiers du Lutétien et les Sables du Cuisien ;

-       Lévignen (situé à environ 3,6 km au Sud). L’aquifère capté sont les Calcaires grossiers du Lutétien ;

-       Il existe également un captage industriel à Russy-Bemont (situé à environ 5 km au Nord-Est). Les aquifères captés sont les Calcaires grossiers du Lutétien et les Sables du Cuisien.

Les captages AEP de Gondreville et Lévignen sont tous 2 à l’amont hydraulique du site. Ils ne sont pas sous l’influence de ce dernier. Le captage de Russy-Bemont n’est pas un captage AEP collectif. Il est situé à 5 km en aval latéral très indirect du site.

 

La nappe des Calcaires Grossiers du Lutécienest suivie dorénavant par un dispositif de contrôle constitué de 6 piézomètres. Le réseau de piézomètre a été complété par un nouvel ouvrage réalisé en juin 2011.

 

La dernière analyse de référence a été effectuée en juin 2011.

La qualité des eaux souterraines est stable et globalement bonne à très bonne par rapport au système évaluation de la qualité des eaux souterraines pour la production d’eau potable hormis sur le PZ5 sur lequel,  la teneur en Chlorures, NH4+, COT, conductivité, manganèse et sodium est plus élevées.

Le piézomètre 5 est situé en aval immédiat de l’ancienne zone de stockage. La réalisation du PZ6, a permis de montrer que ces teneurs s’atténuent rapidement en périphérie du site.

 

Les eaux intérieures au site qui ne sont pas entrées en contact avec les déchets sont collectées à l’aide de fossés périphériques puis transitent dans un premier bassin tampon amont de 3 000 m3 avant d’être rejetées dans un bassin Aval de 4 000 m3 connecté à une zone d’infiltration de 3 000 m3.

Les eaux de voirie de l’accès PL depuis la RD 25 transitent avant rejet par 2 séparateurs à hydrocarbures qui sont analysés semestriellement (à noter que ces séparateurs à hydrocarbure étaient à sec en septembre, suite à une période très sèche, c’est pourquoi les prélèvements ont été reportés en décembre).

 

Des analyses sont effectuées trimestriellement par le laboratoire agréé sur les eaux stockées dans le bassin de contrôle. Les rejets des débourdeurs déshuileurs sont également analysés semestriellement. Un système de télégestion des eaux pluviales a été mis en place en 2011 avec l’installation de deux analyseurs en  continu.

 

Gestion du biogaz

 

Le site compte 85 puits de captage du biogaz reliés à une unité de valorisation électrique qui a produit 3 141 622kWh  du 12.09.2011 au 31.12.2011. La valorisation du biogaz se situe à hauteur de  78,2%. Le surplus est brûlé par la torchère. Les rejets atmosphériques ont été contrôlés par la société BUREAU VERITAS qui n’a décelé aucune non conformité aux critères fixés par un arrêté préfectoral. Les résultats du contrôle du mois de mai 2012 ne sont pas encore publiés.

 

Gestion des lixiviats

 

La récupération des lixiviats se fait par pompage dans les puits des casiers 1, 2 et 3 permettant d’atteindre le point bas de chacun de ces casiers. Les lixiviats sont stockées dans un bassin d’homogénéisation et dirigées

vers la station d’épuration de la ville de Crépy en Valois.

Ce raccordement au réseau des eaux usées et le traitement en station d’épuration urbaine des lixiviats est autorisé et réglementé par une convention tripartite entre l’exploitant (la Saur), la Municipalité et K2O.

Au cours de l’année 2011, 6073m3 de lixiviats ont été traités.

 

Les travaux réalisés sur le site en 2011 ont consistés en :

-       Un réaménagement définitif des deux anciens casiers « 1 » et « 2 » (couverture étanche et insertion paysagère) ;

-       Un aménagement d’un nouveau casier « 3 » conforme aux dernières dispositions réglementaire ;

-       Une amélioration de la performance environnementale du site (efficacité énergétique, impact visuel, gestion des effluents …) ;

-       Mise en place du procédé « bioréacteur.

Ils se sont déroulés de janvier à septembre 2011

 

Ce document est un condensé du rapport annuel officiel.

Pour plus d’informations, vous pouvez également consulter les lettres de la société K20 publiées sur notre blog pendant toute la durée des travaux sur le site en 2011. Par ailleurs notre association a des contacts réguliers avec la direction  et participe aux commissions locales d’information et de surveillance.

 

Vu l’importance des disponibilités à Crépy en Valois (1 155 000 m3), et dans l'Oise, l’ouverture d’un centre d’enfouissement de déchets au bois de roi, distant de 5 km de Crépy en Valois, est une aberration.

 

 

ISDN CREPY EN VALOIS JUIN 2012 (3)

                        ISDND Crépy en Valois - juin 2012

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:34

 

Rapport d’activité

Année 2011

 

Situation administrative actuelle 

 

Arrêté préfectoral du 30 janvier 2008, autorisant le stockage et traitement des ordures ménagères, autres résidus urbains et assimilés :

-         Ouverture du site en 1978 (casier 0) – Extension autorisée en 1995 (casiers 1 et 2) ;

-        Capacité annuelle maximale : 120 000 tonnes ;

-        Volume total de stockage (extension) : 2 250 000 m3 ;

-        Emprise totale du site : 20,8 ha hors voie d’accès ;

-        Durée d’exploitation : 24 ans à compter du 21 juin 1995 ;

 

Arrêté préfectoral complémentaire du 22 décembre 2010, modifiant les conditions d’exploitation de l’installation de stockage de déchets non dangereux exploitée sur la commune de Crépy-en-Valois :

-        Réaménagement final des casiers 1 et 2 ;

-       Aménagement d’un casier 3 conforme aux dernières évolutions réglementaires (Arrêté ministériel du 9 septembre 1997 modifié)

-        Mise en place du procédé bioréacteur par recirculation des lixiviats sur les casiers 1 et 3 afin de pérenniser la valorisation électrique du biogaz ;

-       Suivi en continu de la qualité des rejets des eaux pluviales ;

 

Les horaires depuis la réouverture du site sont

du lundi au jeudi : 6h30 à 12h00 et 13h00 à 14h45

le vendredi : 6h30 à 12h00 et 13h00 à 13h45.

 

 Moyens humains

 

L’équipe est constituée de 5 personnes :

-      Un chef de centre ;

-      Un agent administratif ;

-       Trois conducteurs d’engins dont un polyvalent, agent d’accueil ;

-      Des intérimaires peuvent également intervenir dans le cadre de contrats temporaires.

 

Moyens matériels

 

Les engins présents sur le site sont :

-      Un compacteur à déchets BOMAG 972RB-2 ;

-      Une chargeuse CATERPILLAR 963 C ;

-      Un tracteur agricole pour l’arrosage des pistes et l’utilisation du produit anti-odeur ;

-      Une tonne à lisier ;

-      Une saleuse ;

-      Un tracteur tondeuse ;

-      Une auto quai.

 

Les Déchets

 

Déchets admis :

Les déchets qui peuvent être déposés dans cette installation de stockage de déchets non dangereux sont les déchets municipaux et les déchets non dangereux de toute autre origine.

 

Déchets interdits :

Les déchets qui ne peuvent pas être admis dans cette installation de stockage de déchets non dangereux sont :

-      Les déchets dangereux définis par l'annexe II de l'article R541-8 du code de l'environnement ;

-      Les déchets d'activités de soins et assimilés à des risques infectieux ;

-      Les substances chimiques non identifiées et/ou nouvelles qui proviennent d'activités de recherche et de développement ou d'enseignement et dont les effets sur l'homme et/ou sur l'environnement ne sont pas connus (par exemple : déchets de laboratoires, etc.) ;

-      Les déchets radioactifs, c'est-à-dire toute substance qui contient un ou plusieurs radio nucléides dont l'activité ou la concentration ne peut être négligée du point de vue de la radioprotection ;

-      Les déchets contenant plus de 50 mg/kg de PCB ;

-      Les déchets d'emballages visés par les articles R543-65 à R543-72 du code de l'environnement ;

-      Les déchets qui, dans les conditions de mise en décharge, sont explosibles, corrosifs, comburants, facilement inflammables ou inflammables, conformément aux définitions de l'annexe I de l'article R541-8 du code de l'environnement ;

-      Les déchets dangereux des ménages collectés séparément ;

-      Les déchets liquides (tout déchet sous forme liquide, notamment les eaux usées, à l'exclusion des boues) ou dont la siccité est inférieure à 30 % ;

-      Les pneumatiques usagés.

 

Admission préalable

 

Avant admission des déchets, le producteur fournit une Fiche d’Information Préalable (FIP) indiquant notamment la nature et la provenance du déchet ainsi que l’identité du producteur et du transporteur.

Sur la base de cette information, le déchet est accepté ou pas. Si la nature du déchet le nécessite, des analyses physico-chimiques complémentaires sont effectuées (caractérisation de base) et un Certificat d’Acceptation

Préalable (CAP) est émis.

Les FIP et les CAP sont conservés sur le site et renouvelés tous les ans.

 

 Admission à l’entrée de l’Installation

 

Toute admission de déchets sur le site est strictement contrôlée.

Un premier contrôle est effectué au poste d’accueil situé immédiatement après le portail d’entrée. Il est équipé d’un pont bascule de 50 tonnes. Le passage des apports par ce poste est obligatoire.

Un contrôle de la non-radioactivité est également réalisé par l’intermédiaire d’un portique de détection fonctionnant en continu.

Au poste de contrôle, l’agent d’accueil vérifie qu’il possède :

-      La Fiche d’information Préalable (FIP) et le Certificat d’Acceptation (CAP) le cas échéant correspondant au déchet ;

-      Le protocole de déchargement signé de la société effectuant le transport où sont consignées les règles de sécurité à respecter pour le déchargement des déchets.

A chaque pesée, l’agent enregistre les données suivantes :

-      Tonnage et nature des apports ;

-      Raison sociale et adresse de l’établissement producteur ;

-      Raison sociale et adresse du transporteur ;

-      Numéro d’immatriculation du véhicule ;

-      Date et heure d’arrivée.

En cas de non-conformité (administrative ou nature des déchets), le véhicule est refusé et ce refus est consigné sur un registre, selon une procédure réglementaire. Ce refus peut être total ou partiel.

 

Contrôle au déchargement

 

Un deuxième contrôle est effectué au quai de déchargement par le chauffeur du compacteur et l’agent de quai. En cas de non-conformité, les déchets sont rechargés dans le camion et retournés au producteur ou réorientés vers un centre de traitement adapté.

 

A suivre

 

 

ISDN CREPY EN VALOIS JUIN 2012 (2)

                                              ISDND de Crépy en Valois -juin 2012

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:01

Logo association Crépy environnement et qualité -copie-1

 

 

Mars 2012

Crépy en Valois et le cinéma

Une réunion s’est déroulée à la mairie de Crépy en Valois le vendredi 09 mars 2012. Etaient présents :

-      Frédéric LESNE – PDG de « Cinémas du Valois » ;

-      Yves MOUNY – Président de l’association ;

-      Lydia LAURENT – Vice-présidente ;

-      Tadeusz LEWANDOWSKI – Secrétaire-adjoint.

Quels sont les acteurs du projet du cinéma intitulé « Les toiles » ?

Le tour de table de la société anonyme (SA) « Cinémas du Valois » avec des fonds propres de 500.000€, est constitué de 3 associés :

-      La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) pour 40% des parts ;

-      La SEMIVAL pour 40% (Société d’Economie Mixte Immobilière de la ville de Crépy en Valois) ;

-      L’Ambiance Compiégnoise pour 20% avec comme gérant Frédéric LESNE qui devrait porter la totalité des risques.

Cette société anonyme deviendra propriétaire des murs et des équipements, la SARL « l’Ambiance Compiégnoise » se chargera de l’exploitation du cinéma.

 

Assemblée générale du ROSO du 31 mars 2012

Le président de notre association « Crépy environnement et qualité de la vie » a participé à l’assemblée générale du ROSO (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise), le samedi 31 mars 2012.

Quelques éléments concernant le futur du département de l’Oise :

Lors de cette matinée, Jean-Claude Bocquillon, vice-président du ROSO a rappelé les enjeux du projet de développement du « Grand Roissy » et ses incidences sur notre région en termes de pression foncière et démographique. Face à ces enjeux, nul doute que le ROSO et les associations membres auront un rôle important à jouer dans les années à venir afin de permettre et faire réussir un développement économique maîtrisé, respectueux de l’environnement et des ressources naturelles de notre département.

 

Avril 2012

Natura 2000

Le comité de pilotage natura 2000 du département de l’Oise a entériné le renouvellement du poste de vice-présidence. Ce poste ne peut pas être détenu par l’initiateur du projet d’installation d’une décharge et d’une carrière d’extraction de minéraux à l’intérieur du bois de roi. En cas d’élection de cette personne, un conflit d’intérêt verra le jour.

Ce projet, par son importance, détruira un site exceptionnel, un biocorridor entre la forêt de Retz et la forêt d’Ermenonville.

 

Mai 2012

Crépy en Valois, dans un environnement calme, une ville à la campagne ?

Ces termes feront bientôt partie du passé. Vent d’ouest, la journée du vendredi 4 mai 2012 a été très chargée au niveau de la circulation aérienne au-dessus des quartiers sud de Crépy en Valois (La semaine du lundi de Pentecôte également). En effet toute la journée des avions moyens-courriers, longs-courriers se sont succédés au-dessus de la ville à une altitude moyenne de 1000 mètres, parfois moins pour les gros porteurs, évoluant à une vitesse de 400km/h. Les vrombissements des réacteurs ont largement couvert les chants des oiseaux.

 

Pays de Valois : le PLU de Péroy les Gombries est contesté devant le tribunal administratif d’Amiens

Dans un précédent article notre association vous a fait part de la décision des associations suivantes :

-      Association Picardie nature ;

-      ROSO ;

-      Association Valois environnement ;

-      SAFHEC.

D’intenter une action devant le tribunal administratif d’Amiens contre le conseil municipal de Péroy les Gombries pour excès de pouvoir.

En effet les élus de cette commune ont approuvé en janvier 2012 le plan local d’urbanisme (PLU).

 

Crépy en Valois : Un gazoduc long de 500 km à proximité de notre ville

Cet ouvrage segmenté en deux parties qui représente un premier investissement de l’ordre de 500 millions d’euros, transportera le gaz naturel en provenance du futur terminal méthanier de Dunkerque. Le chantier des Hauts de France consiste à poser une canalisation de transport haute pression de gaz naturel entre Loon-Plage, le terminal méthanier de Dunkerque (Nord) et la station d’interconnexion de Cuvilly (Oise) près de Compiègne, sur une longueur totale de 191 km. Ce gazoduc sera prolongé par la suite jusqu’à la ville de Voisines en Haute Marne (longueur supplémentaire de 308 km et coût du projet de 700 millions €). A terme, Fos près de Marseille et Dunkerque seraient reliées par un gazoduc de plus de 1000 km de longueur qui alimentera en gaz naturel les centres industriels les plus importants de notre pays sans oublier les particuliers.

 

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:28

Logo association Crépy environnement et qualité -copie-1 

 

 

   

Au premier semestre 2012, notre association a participé à de nombreuses réunions, manifestations et a publié des articles sur le blog Crépy en Valois environnement dont voici une sélection :

 

Janvier 2012 :

P.D.U.

A la suite de la réunion publique présentant le plan global de déplacement à Crépy en Valois et après avis de plusieurs associations et organismes publics, l’enquête publique sur le plan de déplacement urbain est ouverte. Crépy environnement et qualité de la vie s’associe à cet évènement et donne son avis sur le P.D.U.

 

Conférence de Dany Dietmann

Professeur des sciences de la vie et de la Terre, Maire de la commune de Manspach et vice-président de la communauté de communes de la Porte d’Alsace,  Dany Dietmann dévoile les solutions alternatives à l’incinération.

 

Février 2012

Historique du bois du roi

Cet article a été publié en juillet 2010 dans le mensuel de la commune d’Ormoy Villers intitulé l’Ormoisien. Le propriétaire de ce bois essaye avec acharnement et avec une certaine constance de faire aboutir ce projet de création d’une carrière d’extraction de sable et d’installation d’un centre d’enfouissement de déchets à l’intérieur d’un site protégé, le bois du roi.

Certainement que les bénéfices financiers seront au rendez-vous pour lui en cas de réussite.

 

Forum « 2012 l’énergie et nous »

Proposé avec toutes les associations animatrices du forum des initiatives locales (FIL).

Ce débat a eu lieu le vendredi 17 février 2012, salle du Soupisseau à St Sauveur en présence de 200 personnes et de nombreux élus. Notre association était présente.

 

C.L.I.S.

La commission locale d’information et de surveillance concernant l’installation de stockage de déchets non dangereux à Crépy en Valois s’est réunie le jeudi 26 janvier avec :

-      Deux responsables de SITA ;

-      Deux représentantes de la sous-préfecture ;

-      Une représentante du conseil général ;

-      Une représentante de la mairie ;

-      Un membre du ROSO ;

-      L’inspecteur des installations classées ;

-      Le maire de Levignen ;

-      4 membres de notre association.

 

Mars 2012

Crépy en Valois, Nanteuil le Haudoin, et Betz, trois cantons sans urgence médicale

Décidément pas d’avancée au niveau de la garde médicale.

Aucun accord entre les médecins et l’agence régionale de santé (ARS) n’a été conclu.

Les permanences des médecins restent limitées en semaine de 09H00 à 19H00 et le samedi de 09H00 à 11H00. Le SMUR de Compiègne dont une antenne est basée à Crépy en Valois fonctionne seulement en semaine de 08h30 à 18H30. Hors de ces horaires, les habitants de ces cantons dépendent du service des urgences de l’hôpital de Compiègne situé au minimum à 25 km (20 minutes de trajet au mieux).

 

Pays de Valois : La communauté de communes  augmente les tarifs pour la taxe d’enlèvement des ordures ménagères

Le relèvement de cette taxe est doublé d’une modification de la collecte des déchets ménagers à partir du 2 avril 2012 avec un ramassage par semaine pour les habitations individuelles et les immeubles de moins de 10 logements. Pas de changement pour les habitations collectives importantes, les lycées, collèges, cantines scolaires et maisons de retraite etc.

Pour les familles de 4 à 5 personnes et plus, résidant en pavillon, il sera difficile d’attendre une semaine. Une solution : Diminuer si possible leur production de déchets.

Les élus de la communauté de communes du pays de Valois devront faire acte de pédagogie pour faire avaler la pilule amère : Augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et diminuer les rotations des collectes de déchets.

 

La suite la semaine prochaine

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:10

 

Les contraintes du projet

 

Cet ouvrage traversera le département de l’Oise du nord au sud, passera  à proximité de Crépy en Valois, coupera le bois du Roi pour atteindre par la suite la ville de Voisines en Haute Marne. Pour des raisons de sécurité, en cas d’incidents ou d’interventions de maintenance, l’emprise des travaux sera de 28 m (largeur). Dans ces conditions un défrichement important  sera nécessaire et un sillon coupera en deux le bois déjà menacé par les projets d’installation d’une carrière d’extraction de minéraux et d’un centre technique d’enfouissement de déchets.

 

Les agriculteurs de l’Oise suivent avec attention le tracé prévu de cette canalisation qui traversera certaines surfaces agricoles. L’exploitation de leurs terres sera perturbée par les travaux et les servitudes afférentes à l’utilisation de cet ouvrage (Sécurité – Contrôles etc…). Des compensations financières seront certainement déterminées, les dégâts seront réparés mais la vigilance reste de mise. 

 

A cela s’ajoutent des aménagements annexes pour le gazoduc Hauts de France, la seconde partie intitulée gazoduc Arc de Dierrey sera également pourvue de ces systèmes d’exploitation et de surveillance :

-      3 postes de coupures dont un à Cuvilly (superficie de 5000 m2 chacun) ;

-      18 postes de sectionnement, occupant chacun 2500 m2.

 

 PNR OISE mars 2012

 

 

L’autorité environnementale du Conseil Général, dans son avis du 22 octobre 2009, se pose des questions sur les effets temporaires ou pérennes sur l’environnement, les sites classés Natura 2000, les milieux aquatiques et la qualité de l’eau. Cette autorité demande des précisions sur les mesures compensatoires que prévoit le maitre d’ouvrage GTRgaz.

 

La commission nationale du débat public (CNDP) a déjà organisé 19 débats publics en 2009 et 2010. Elle ne met pas en causse l’utilité de cet ouvrage mais a indiqué les points à surveiller :

 

-      Mettre en oeuvre des modes adaptés de communication afin d’informer l’ensemble des populations installées à proximité du projet ;

-      Repérer précisément les endroits nécessitant une profondeur d’enfouissement du gazoduc supérieure à celle que requiert la réglementation en vigueur ;

-      Assurer la protection des périmètres de captage d’eau et d’apporter une attention extrême aux réseaux de drainage ;

-      Evaluer le bilan carbone de ce projet ;

-      publier les résultats des études du cabinet d’écologie destinées à recenser les espèces et déterminer les secteurs les plus favorables pour la pose de canalisation ;

-      Etudier comment répondre à un souhait souvent exprimé, celui de favoriser l’emploi local ;

-      Examiner comment, avec l’autorisation de la DREAL, les communes ou les exploitants agricoles pourraient utiliser l’excédent de terre généré par les travaux, sachant que la réglementation impose de les placer en décharge agréée ;

-      Etudier les possibilités d’implantation d’établissements recevant du public dans le respect de la réglementation et plus largement d’adapter l’éventuel tracé de la canalisation aux projets de développement de l’urbanisation des communes concernées.

 

Cette commission a également insisté, en autre, sur la protection des paysages et de l’écosystème au niveau du parc naturel régional de l’Oise, du jardin botanique de Marnay sur Seine, de la basse vallée de l’Ourcq, des zones naturelles d’intérêt faunistique et floristique (ZNIEFF) et des régions de viticulture.

 

Le maître d’ouvrage a indiqué que les canalisations, compte-tenu de la faible densité des territoires traversés, passeront le plus loin possible des villes et des villages.

 

L’association Crépy environnement et qualité de la vie n’est pas opposée à ce projet mais s’inquiète des conséquences néfastes  sur l’équilibre de l’écosystème du bois du Roi. Notre association se demande si le transpercement du bois est une obligation et si le tracé du gazoduc ne pourrait pas être modifié pour épargner le bois du Roi déjà fortement menacé par d’autres projets.

 

 Conclusion : La nécessité de promouvoir l’agrandissement de la superficie du PNR de l’Oise devient une nécessité et ainsi incorporer le bois du Roi à cette zone protégée.

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 12:13

 

Effectivement cette canalisation géante creusera son sillon de Dunkerque, département du Nord, à Voisines, département de la Haute Marne.

 

1.- Description du projet

 

Cet ouvrage segmenté en deux parties qui représente un premier investissement de l’ordre de 500 millions d’euros, transportera le gaz naturel en provenance du futur terminal méthanier de Dunkerque. Le chantier des Hauts de France  consiste à poser une canalisation de transport haute pression de gaz naturel entre Loon-Plage, le terminal méthanier de Dunkerque (Nord) et la station d’interconnexion de Cuvilly (Oise) près de Compiègne, sur une longueur totale de 191 kilomètres.  Ce gazoduc sera prolongé par la suite jusqu’à la ville de Voisines en  Haute Marne (Longueur supplémentaire de 308 km et coût du projet de 700 millions €). A terme, Fos près de Marseille et Dunkerque seraient reliées par un gazoduc de plus de 1000 km de longueur qui alimenterait en gaz naturel les centres industriels les plus importants de notre pays sans oublier les particuliers.

 

Gazoduc Hauts de France

                     Gazoduc Hauts de France (source GRTgaz)

 

 

Il permettra de développer les capacités de transport dans le Nord de la France et d’irriguer de grandes agglomérations urbaines ou des clients industriels. Le gaz naturel est transporté sous terre par gazoduc. Ces canalisations d’un diamètre de 1,20 m en acier sont enterrées à 1 mètre de profondeur. Le gaz y circule à environ 30km/h avec une pression moyenne de 85 bars pour la première partie et de 68 bars pour la seconde partie. Les frottements sur les parois du tube le ralentissent et font baisser la pression. Des stations de compression sont donc installées tous les 150 kms environ et des bornes jaunes indicatives parsèmeront le circuit.
En 2012, GRTgaz procède ainsi à la pose d’un premier tronçon, entre Pitgam (59) et Nédon (62) sur 51 kilomètres.

La première partie de l’ouvrage jusqu’à Cuvilly, ville située au nord-ouest de Compiègne, devrait fonctionner à partir de 2015 avec la mise en service du terminal méthanier de Dunkerque. Après une mise en sommeil, la seconde partie de l’ouvrage appelée Arc de Dierrey dont le terminus est la ville de Voisines dans le département de la Haute Marne, est de nouveau d’actualité en 2012. La date de mise en exploitation n’a pas encore été formellement déterminée. 

 

Gazoduc Arc de Dierrey                   Gazoduc Arc de Dierrey (source GRTgaz)

 

 

A suivre : Les contraintes du projet 

  

 

 

 

 

 

 

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