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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 13:56

 

Ce qui n’empêche pas la société Punch Metal, société familiale de 400 personnes de lorgner sur la filiale strasbourgeoise de GM qui emploie 989 salariés et qui fabrique des boites de vitesses. Mais pour développer et produire une nouvelle transmission à 8 vitesses après 2014, 160 millions d’euros doivent être mobilisés. Les banques sont réticentes et hésitent à financer cette opération de rachat par une PME  aux ressources financières limitées. Le constructeur automobile américain pour faciliter la vente de sa filiale promet d’apporter une charge de travail pour une durée de 2 ans.

Une trésorerie de 80 à 90 millions d’euros détenue par cette filiale de GM est également un atout alléchant.

Le tribunal de grande instance de Strasbourg a homologué la cession de l’entreprise alsacienne après que Punch Metals ait déclaré 15 millions d’investissement  et un accord d’approvisionnement signé avec le groupe allemand ZF pour la production de boites de vitesses pour BMW à partir de 2015.

Jamais 2 sans 3 pour Punch Métal en France avec le rachat de l’usine alsacienne de Général Motors Compagny. Cette opération serait-elle « un remake » de Crépy en Valois et de Montataire ?

Il faut rappeler que la société belge Parts et Components, dans la même activité que l’entreprise Juy et, reprise par Punch Metals en 2010, se retrouve actuellement en redressement judiciaire.

 

Aux dernières nouvelles les salaires de janvier 2013 des employés de Juy seraient versés mais les salariés restent mobilisés et ne croient plus aux promesses de Guido Dumarey, Patron de Punch Metals. Celui-ci doit se rendre à Crépy en Valois et à Montataire. Il risque d’être mal accueilli aussi bien par les salariés que par les élus locaux bernés par les promesses non tenues de ce dirigeant belge.

Deux comités d’entreprise, début février, l’un à Juy, le second à Still-Saxby permettront peut-être d’y voir plus clair sur les intentions floues de l’entreprise flamande et sur l’avenir professionnel de plusieurs centaines de personnes.

 

La venue à Crépy en Valois et à Montataire le mercredi 13 février 2013 de  Guido Dumarey, responsable de l’entreprise belge n’a fait augmenter la confusion. Aucune information concrète n’a été formulée, sauf que les deux entreprises vont mal et risquent la liquidation d’après les chiffres comptables présentés. Aucun plan crédible n’a été dévoilé pour redresser la situation des sociétés Juy et Still. Les seules solutions envisagées sont le placement en chômage partiel des salariés et l’achat de la production de Juy à prix trés élevé  par Caterpilar (refus de cette société). Le préfet de l’Oise s’impatiente.

 

L’irruption de Punch Metals à Crépy en Valois et à Montataire n’aurait, si les situations actuelles  se confirment, que précipiter la liquidation des deux entreprises Juy et Still-Saxby, laissant place à un immense gâchis.

Ce patron de Punch Metals serait–il un expert dans le rachat d’entreprises en difficulté dans le but de les démembrer, de revendre les parties encore intéressantes, de bénéficier de subventions puis de disparaître.

 

Friche Case Plocalin

                                   La friche case-Poclain

 

Si la municipalité de Crépy en Valois met en place par la suite le plan local d’urbanisme du bois de Tillet pour déclarer la friche Case-Poclain et les terrains adjacents constructibles, la société Punch Metals pourra vendre les terrains acquis à bas prix au promoteur et encaisser une jolie plus-value.

 

Ce comportement ne donne malheureusement pas une belle image de l’entrepreneur. Les salariés, les élus locaux et les pouvoirs publics se sont fait rouler dans la farine.

 

Au fur et mesure de la disparition des entreprises, la zone industrielle de notre ville se rétrécie comme une peau de chagrin. Espérons que les projets d’agrandissement de l’entreprise FM Logistic et d’installation d’un centre commerciale ne soient pas un nouveau mirage.

 

La fin du feuilleton n’est pas encore programmée mais vu la situation actuelle, un certain pessimisme règne chez Juy et Still-Saxby.

Si aucune solution n’est trouvée d’ici le 13 mars 2013, une liquidation risque d’intervenir pour Juy.

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 12:55

 

 

Les salariés de l’entreprise JUY ont appris début février 2013 qu’ils ne toucheraient  pas leurs salaires du mois de janvier. Le site de Juy est placé par le tribunal de commerce de Compiègne en redressement judiciaire pour quatre semaines le 20 février 2013 avec la nomination de deux administrateurs. Il serait peut-être suivi par celui de Montataire également en difficulté. Pour l’instant la garantie des salaires est assurée.

Situation incompréhensible pour les employés et les élus locaux déjà douchés par d’autres mauvaises nouvelles.

 

Les différents épisodes :

 

Un industriel belge décide en février 2012 de racheter la société Juy, entreprise spécialisée dans la tôlerie de 150 personnes qui vivote depuis plusieurs années et qui a besoin urgent de financement pour moderniser ses équipements trop anciens. Punch Metals, société flamande envisage de réaliser des investissements conséquents, de tripler la surface de l’usine, d’embaucher des salariés supplémentaires (+ 180 sur 3 ans), de privilégier l’apprentissage des jeunes.

La mairie de Crépy en Valois, la communauté des communes du pays de Valois vont favoriser cette opération. Plusieurs rencontres entre les dirigeants de l’entreprise belge et les élus locaux sont organisées pour monter un dossier de financement qui tient la route. Des sommes doivent être débloquées. L’achat de la friche Case-Poclain d’une superficie de 13 ha est envisagé avec à la clef un projet de réhabilitation. La communauté des communes du pays de Valois y participera pour la somme de 2 millions d’euros dans la perspective d’installer ses services administratifs. La ville de Crépy en Valois versera 3 millions d’euros pour surtout récupérer l’ancien restaurant d’entreprise et quelques hectares de terrain, Punch Metals apportera 2 millions d’euros pour 10 ha de foncier et 6 ha de bâtiments. Au total la société flamande estime qu’un investissement total de 12,5 millions d’euros sera nécessaire pour améliorer la compétitivité de l’entreprise Juy et développer l’outil industriel.

Tout va bien puisque le contrat de vente est signé le 21 septembre 2012

 

 Entreprise Juy

                                                  Entreprise Juy à Crépy en Valois 

 

 

Juillet 2012 Punch Metal annonce la reprise de l’entreprise Still de Montataire, entreprise spécialisée dans la fabrication de chariots élévateurs. Un accord de réindustrialisation permettra à 115 salariés  sur les 235 de l’entreprise Still de conserver leur poste. Ce plan est conditionné à l’obtention de prêts et de subventions de la région, du département et de l’état.

Novembre 2012. Lors  de la réunion du comité d’entreprise, la direction de l’entreprise Juy évoque un projet de délocalisation vers Montataire. Stupéfaction des employés et de la mairie de Crépy en Valois. Un arrêté du préfet de l’Oise réclamant des travaux de mise en conformité après un incendie dans l’usine serait à l’origine de cette décision.

Les employés de Juy devraient désormais travailler dans l’usine plus moderne de Montataire. Décision programmée et prise depuis plusieurs mois ?

 

Baert  Gruyart, directeur général de Juy interviewé par un journaliste du Courrier Picard affirme qu’aucune option n’a été décidée pour l’instant. Il se dit fier du savoir-faire des salariés. Il met en avant les 466 jours de formation validés. Le projet d’investissement de la frise Case-Poclain est toujours d’actualité et même si la délocalisation à Montataire devient une réalité, le site de Crépy en Valois sera réouvert par la suite. Ce dirigeant est-il sincère ? Qui peut croire qu’un site fermé en 2013 pourrait être réactivé en 2014 ou en 2015.

 Toutefois Les employés acceptent de se déplacer à Montataire. Garder son emploi est une priorité.

                             

 

Malheureusement les péripéties ne sont pas terminées puisque le site de Montataire risque d’être liquidé et que le versement des  salaires de janvier 2013 des employés de Juy est incertain.

 

(A suivre)

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:57

 

 

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Un front supplémentaire s’est ouvert contre le bois du roi avec la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune d’Ormoy-Villers. En complément d’une activité de carrière d’extraction de minéraux et d’un centre d’enfouissement technique de déchets  sur la commune de Péroy les Gombries, la commune  d’Ormoy Villers accueillera  les voies routières et ferroviaires et des bâtiments nécessaires à l’exploitation industrielle plateforme de chargement, concasseur par exemple).

Tous ces projets se trouveront à l’intérieur du bois, saccageant tout l’écosystème de ce site classé en zone naturelle écologique et floristique (ZNIEFF de type 1) et partiellement en zone de protection spéciale (ZPS).

Les promoteurs avec un cynisme incomparable décrivent une opération industrielle suivie de chantiers écologiques dans le cadre de mesures de compensation environnementales dénommés pompeusement écopôle, minimisant largement les enjeux écologiques.

L’exploitation industrielle, l’installation d’un concasseur, l’aménagement de la plateforme ferroviaire entraineront l’élargissement de chemins ruraux et forestiers et la destruction d’une centaine de chênes sans compter la pollution d’un lieu exceptionnel de promenade.

Les rotations de deux cents camions par jour sur la départementale 136 et à travers le bois du roi perturberont également la tranquillité des habitants d’Ormoy Villers.

 

Les mesures de compensation environnementales ne sont qu’un leurre. Le plus souvent les entreprises mettent en avant le coût financier, et celles-ci tombent dans les oubliettes ou dans le meilleur des cas, bâclent la restauration du site endommagé comme cela fut déjà le cas dans les années 1970 pour le bois.

 

Ce genre d’activités a pour grave défaut de laisser de grandes cicatrices dans le paysage, difficilement réparables. De plus il est impossible de connaître à l’avance et suffisamment le périmètre et la durée de l’exploitation. Souvent les industriels réclament une prolongation du bail d’exploitation (80 ha et à terme 150 ha).

 

La destruction du bois du roi aura pour conséquences la disparition :

-      De la véronique en épis, espèce végétale  inscrite sur la liste rouge régionale ;

-      L’engoulevent d’Europe, espèce rare répertoriée dans l’annexe 1 de la directive « Oiseaux » de la ZPS ;

-      La Canche précoce et le Carex des sables, plantes exceptionnelles ;

-      Le lézard des souches et le lézard des murailles reptiles rares ;

-      Le rouge queue à front blanc, le pic mar et le pic noir oiseau nichant dans ce site boisé ;

-      L’Ephippigère des vignes, orthoptère signalé dans le bois.

 

Ces différentes espèces végétales et animales ont permis le classement du bois  en zone protégée.

 

Un peu  d’histoire

 

Depuis les années 1950, le bois du roi était régulièrement la proie de la société JADIRAT qui accéléra en 1975 le défrichement  de la forêt pour l’exploitation du sable. En 1990 une importante pétition circula pour la sauvegarde du bois de Roi soutenue par de nombreuses personnalités scientifiques du Museum National d’Histoire Naturelle. En mars 1991 la cessation d’exploitation fut enregistrait par la préfecture de l’Oise. Mais malheureusement rien n’est définitif puisqu’un nouveau projet d’exploitation du sable et d’ouverture d’un centre d’enfouissement technique de déchets réapparait actuellement au mépris des règles de préservation d’un site classé.

Le bois du roi est une forêt privée composée de hêtres, de châtaigniers et de chênes, partiellement ouverte au public. Dans ce site remarquable, aménagé, des sentiers balisés de 3 à 6 kilomètres ont été créés pour les marcheurs. Il ne faut pas qu’il disparaisse pour des raisons bassement mercantiles.

 

En résumé voici les différents éléments négatifs :

 

-      L’accès des poids lourds transportant les déchets se fera après l’aménagement d’un chemin forestier en véritable voie de circulation, large de 6 à 8 m, nécessitant l’abattage de nombreux arbres ;

-      Chaque jour, des centaines de camions emprunteront la départementale D 136 déjà passablement encombrée à certains moments de la journée. Ils s’ajouteront à la circulation des véhicules légers et des autobus avec des risques potentiels d’accidents. Les pollutions atmosphérique et sonores seront démultipliées pour les riverains ;

-      Certains camions traverseront également  les villes de Crépy en Valois et d’Ormoy Villers ;

-      Le bois, site classé, sillonné par de nombreux citadins appréciant la beauté du site, sera gravement défiguré et la coulée verte prévue de longue date, sera amputée de plusieurs kilomètres (5 km au minimum) ;

-      Dans cette décharge seront entreposés 300 000 tonnes de déchets industriels et de déchets d’activités économiques provenant de la région parisienne (DEA – déchets de la restauration et des magasins d’alimentation), en partie triés et soit disant valorisés par la suite.

Malgré toutes les précautions prises il existera toujours un risque de pollution de la nappe phréatique alimentant plusieurs villes ;

-      La qualité de la vie des habitants résidant à proximité sera menacée.  Le nombre d’emplois induits sera très réduit (8 tout au plus) et le marché immobilier perturbé ;

-      La disparition d’espèces végétales et animales rares et la fuite des oiseaux et des animaux ;

-      Créer une décharge et une carrière d’extraction de sable à l’intérieur d’un bois classé, non loin de deux installations identiques à Crépy en Valois, n’a aucun sens (distance de 5 km à vol d’oiseau environ).

 

La commune d’Ormoy Villers ne sera plus une ville à la campagne mais une ville à proximité d’une décharge.

 

L’association Crépy environnement et qualité de la vie s’engage dans ce combat aux côtés de l’association Valois environnement et du R.O.S.O. pour la protection du bois du roi. L’association émet un avis défavorable sur la révision simplifiée du plan local d’urbanisme de la commune d’Ormoy Villers.

 

 

Yves MOUNY,                                                                                           Lydia LAURENT,

Président de l’association                                                                        Vice-présidente de l’association

Signé : MOUNY                                                                                        Signé : LAURENT

 

Philippe MARAT,                                                                                       Tadeusz LEWANDOWSKI,

Secrétaire de l’association                                                                        Secrétaire adjoint de l’association

Signé : MARAT                                                                                          Signé : LEWANDOWSKI

 

 

 

Espace naturel sensible

                                                            Espace naturel sensible

 

La réunion qui s'est tenue le mardi 12 février 2013  avec le commissaire enquêteur était beaucoup plus sereine que la dernière fois. Le commissaire enquêteur était moins agressif et moins autoritaire. Des représentants de plusieurs association ainsi que des personnes à titre privé était présentes.

 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:59

 

 

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La bataille contre l’installation de la centrale combiné-gaz à Verberie continue.

 

Malgré les annulations du permis de construire par arrêté préfectoral de juin 2010 et du plan local d’urbanisme par le tribunal administratif en novembre 2011 qui prévoyaient de transformer des terres agricoles en terrains industriels, le maire de Verberie essaye de remettre sur pied le projet d’installation sur sa commune de la centrale combiné gaz de la société Direct Energie. En effet une enquête publique concernant la modification du schéma de cohérence territoriale des communautés de communes de Basse Automne et de la Plaine d’Estrées se déroule du 10 décembre 2012 au 25 janvier 2013 et dans lequel apparait le projet de construction de cette centrale à gaz.

 

L’association Crépy environnement et qualité de la vie a toujours manifesté son hostilité à l’installation de cette centrale et rappelle les points négatifs :

-      Destruction d’un biocorridor d’intérêt régional et disparition au minimum de 30 hectares de terres agricoles à l’époque où il est urgent de préserver les capacités agricoles de la France, enjeu économique important pour notre pays ;

-      Déclenchement d’une pollution avec des rejets de gaz carbonique, de dioxyde de soufre avec un risque de pluies acides destructibles pour la faune et la flore ;

-      Formation d’une sorte de mini climat, fortement préjudiciable pour les enfants, les personnes âgées et celles ayant déjà des problèmes pulmonaires puisqu’une partie de l’eau utilisée lors de la production d’électricité sera rejetée dans l’atmosphère sous forme de vapeur, provoquant un brouillard artificiel avec en plus une quantité d’eau importante prélevée dans l’Oise ;

-      Pollutions sonores et lumineuses par le simple fonctionnement de la centrale et par la hauteur des cheminées, nécessitant un éclairage permanent ;

-      Création d’un nombre réduit d’emplois locaux mais en contrepartie un effondrement du marché immobilier ;

-      La rentabilité de ces centrales est actuellement remise en cause.

 

Le conseil scientifique régional du patrimoine naturel de Picardie (CSRPN), les professionnels de santé ont déjà émis un avis défavorable. De nombreuses associations de citoyens et des élus locaux s’opposent également  à la construction de cette centrale.

 

L’association Crépy environnement et de la qualité de la vie renouvelle son avis défavorable à l’installation de la centrale à gaz à Verberie et donc au schéma de cohérence territoriale.

 

      Ci-dessous le projet de la centrale à gaz (zone couleur marron)

Centrale à Verberie

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:25

 

 

-      Si vous aimez la nature, les plantes, les arbres, les animaux ;

-      Si vous vous promenez dans le bois du roi ;

-      Si vous ne voulez pas que ce lieu de promenade soit défiguré ;

-      Si vous ne voulez pas que les animaux soient remplacés par des camions ;

-      Si vous ne voulez pas qu’une carrière de sable et qu’une décharge détruisent le paysage ;

 

Participez à l’enquête publique qui se déroule jusqu’au mardi 12 février 2013 à la mairie d’Ormoy-Villers et exprimez votre opposition à la révision du Plan local d'urbanisme sur le registre prévu pour recueillir les observations des participants.

 

Tadeusz LEWANDOWSKI

Secrétaire-adjoint de l’association Crépy environnement et de la qualité de la vie

 

Bois du roi 3

 

 

 

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:38

 

 

L’association Crépy environnement et qualité de la vie était présente à la cérémonie des vœux du maire le samedi 12 janvier 2013 à 11h00, salle des fêtes.

Une vidéo concernant le nouveau cinéma a été projetée.

Le choix de l’emplacement du cinéma, face à Intermarché est définitif. Le temps de la polémique est terminé.

Les travaux sont lancés avec l’ouverture programmée du complexe cinématographique pour la fin de l’année 2013. Des logements sont également prévus. La physionomie du boulevard Victor Hugo changera.

Notre association regarde vers l’avenir et s’inquiète des futures perturbations inévitables, prévisibles lors des travaux.

La circulation automobile et notamment celle des poids lourds sera t’elle partiellement ou totalement interrompue à certains moments, boulevard Victor Hugo. Les camions risquent de s’éparpiller dans le centre-ville ou circuler sur l’avenue du président Kennedy et l’avenue Pasteur. Tout est possible, à moins qu’un plan temporaire de circulation  ne soit mis en place.

 

BD Victor Hugo 01.2013

                                    Boulevard Victor Hugo janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 11:59

 

 

Enquête publique PLU Ormoy Villers

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 10:05

 

 

A la suite du rapport sur la gestion des déchets dans l’Oise de monsieur Henri Legrand, ingénieur général des mines, l’association Crépy environnement et de la qualité de la vie dévoile une solution au problème d’élimination des déchets.

Actuellement une vingtaine de filières de recyclage sont en place. Elles ne concernent pas que les déchets d’emballage et ménagers mais de nombreux produits.

Certaines filières ont été organisées par les industriels eux-mêmes comme par exemple les cartouches d’impression bureautique, les emballages de produits phytosanitaires et depuis peu pour les panneaux photovoltaïques et les mobil-homes.

Les déchets recyclés par ces filières sont ceux qui posent le plus de problèmes pour la valorisation.

La responsabilité élargie du producteur (REP) engage toute une chaine allant du producteur, du distributeur, des collectivités locales, aux pouvoirs publics. Des objectifs de recyclages sont édictés, interdiction  de certaines substances, instauration d’une éco-contribution, organisation de la récupération, obligation de moyens et contrôle.

Un agrément de l’Etat est obligatoire.

Plus de 85% des entreprises sont adhérentes et évitent ainsi des sanctions dues aux infractions constatées si elles ne se sont pas mises  en conformité avec les règlementations européennes et françaises.

Les entreprises s’engagent plus rapidement dans les filières de valorisation des déchets que les collectivités locales mais des efforts doivent encore être réalisés dans les emballages.

Les entreprises se sont rapidement aperçues que les produits du recyclage industriel présentent un intérêt économique comme matière première et création d’emploi.

Le bilan de ces filières de recyclage est positif avec 15 millions de tonnes de matière triées et des éco-contributions atteignant 1,15 milliard d’euros en 2012. Surtout 43% des matières premières utilisées, hors bois, utilisées en France proviennent du recyclage. Mais les taux sont différents : 60% pour le papier, 45% pour l’acier, 42% pour les métaux non ferreux. Les plastiques avec 5% et le verre avec 4% sont en retard. Le taux de recyclage des déchets ménagers est de 35% en 2012 avec un objectif de 45% en 2015.

  

Trois filières supplémentaires seront prochainement mises en place :

Le mobilier, les produits chimiques des ménages et les déchets perforants d’activités de soins.

La filière de recyclage du mobilier est constituée d’une partie réservée aux professionnels et d’une autre aux particuliers.

Malheureusement certains déchets sont retraités en Asie bien que les normes environnementales soient inexistantes dans la plupart des pays de cette région. De plus les produits issus de ce recyclage sont-ils de bonne qualité ?

 Pour éviter cette délocalisation qui représente une perte économique pour notre pays, il faut investir, favoriser la recherche et le développement. Les pouvoirs publics doivent intervenir par le biais d’une aide à l’investissement.

Un bon exemple à suivre, la filière des lampes gérée par Récyclum. Les terres rares contenues dans les ampoules, les lampes et les luminophores récupérés sont reprises par la société Rodhia filiale de Solvay et sont réutilisés pour créer de nouvelles ampoules.

Le nombre de sociétés du secteur du recyclage a diminué à la suite de regroupement et de fusions d’entreprises mais leurs chiffres d’affaires a augmenté de 8,5% en 2011 à 4 milliards d’euros et emploie 33000 personnes. Le secteur d’activité s’est élargi et restructuré vers une meilleure valorisation en aval.

La totalité des filières de recyclage représente une économie d’environ 20 millions de tonnes de CO2 soit 4% des émissions de la France.

 

Incinérateur de St Paul

                                           Incinérateur de Villers Saint Paul         

     

 

  

En Alsace où le tri et le recyclage fait partie des habitudes des habitants, des projets d’installation d’incinérateurs ou de centres techniques d’enfouissement de déchets ont été annulés, faute de matières premières.

 

Dans l’Oise, une politique privilégiant les filières locales de recyclage seraient une aubaine pour l’emploi et le maintien de la qualité du cadre de vie des isariens et éviter ainsi la prolifération de projets  privés d’enfouissement ou d’incinérateur polluants, bardés de titres évoquant à tort la protection de l’environnement.

 

Source : Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’environnement (Ademe)

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:05

 

 

Voici les solutions alternatives à l’incinération de Dany Dietmann, professeur des sciences de la vie et de la terre, maire de la commune de Manspach et vice-président de la communauté de communes de la Porte d’Alsace (Extraits de la conférence du 25 novembre 2011 à Beauvais).

 

A elle seule, la France a plus d’incinérateurs que tout le reste de l’Europe.

La première des étapes est donc de ne pas choisir la construction d’un nouvel incinérateur, sinon, nous serions obligés de le remplir et donc nous ne trierons pas.

 

La seconde étape est de passer d’une taxe sur les ordures ménagères (tu tries ou tu ne tries pas, tu payes) gérée par les services de l’état, à une redevance sur les ordures ménagères à gestion communale avec une facturation incitative (plus tu tries moins tu payes). Tous les produits résiduels triés sont revendus, ce qui permet encore de réduire la facture (aluminium, cartons, fer, plastiques, verres par exemple). La mise en place à l’échelle nationale de ce concept de tri permettrait la création de 350.000 emplois soit 3500 emplois par département (très important à notre époque où la crise fait rage).

Mais pour que cette valorisation soit possible, il faut avant tout extraire des poubelles tout ce qui est décomposable. Il faut isoler la part des produits fermentescibles, soit 30% du volume de la poubelle, en favorisant le compostage individuel ou regroupé. Les apports de substances peuvent être volontaires ou organisés avec l’installation de plateformes de compostage. Une fois le composte préparé il peut être à nouveau distribué ou vendu.

La ville de Fribourg et ses 450 000 habitants collectent ainsi 26 000 tonnes de fermentescibles par an. Chaque tonne produit 150kg de gaz, 310kg de compost et 500kg d’eau, ce qui permet à la ville de disposer de 17 000m3 de méthane quotidiennement.

 

La collecte des produits non « triables », les produits résiduels ultimes, s’effectue dans des poubelles équipées d’une puce pour permettre la pesée de chaque bac. C’est la pesée embarquée. Celle-ci est facturée 76 centimes, chaque propriétaire gère alors le taux de remplissage de son bac avant de le présenter au système de ramassage. Chaque poubelle est donc pesée à la montée et à la descente pour déterminer le poids à facturer, l’information étant transmise directement au service facturation de la commune. Pour l’habitat collectif, la mise en place de parcs à poubelles avec un peu d’organisation permet de procéder de même. Autre avantage, l’arrêt du véhicule de ramassage est moins fréquent, chaque foyer sortant sa poubelle en moyenne qu’une fois sur 3. Encore une économie et un gain de confort pour les usagers.

 

Une autre piste est la mise en place de plateformes de déballage à la sortie des caisses des commerces qui permet de gérer tous les emballages excédentaires.

 

Toutes ces solutions sont déjà en place dans plus de 200 communes en France, ce qui a permis à certaines de passer de 380kg de produits résiduels ultimes à 87kg en seulement 10 ans. La masse des encombrants a souvent diminué, jusqu’à parfois de 70%. La taxe de 93€ s’est transformée en redevance de 56€ par an et par habitant, soit une économie de 175€ par an pour un foyer de 5 personnes.

 

En résumé, ce n’est pas un incinérateur dont nous avons besoin pour maitriser le flux de nos déchets mais d’une implication de la population, des bailleurs et des élus pour la mise en place de véritables solutions. C’est un enjeu humain et non technique que je vous propose, car la pollution et la destruction n’est plus d’actualité. Il faut maintenant s’installer dans une économie plus locale, plus légère et remplacer le toujours plus par le toujours mieux.

 

La communication, plus que l’incitation financière, est un élément fondamental à la réussite de cette solution alternative. Depuis les lois du Grenelle 2 de l’environnement, les contrats d’approvisionnement des incinérateur prévoyant des pénalités en cas de rupture entre les sociétés privées gestionnaires de cet outil et les collectivités locales sont interdits.

De plus les futures lois sur les machefers (tout aussi scandaleux) devraient encore faire avancer le processus.

 

Les communautés de communes proches d’un incinérateur prennent souvent du retard dans le système de tri puisque les unités de valorisation énergétiques doivent être alimentées à tout prix, même en favorisant le transport des déchets de départements limitrophes comme c’est déjà le cas dans l’Oise avec à la clef une pollution supplémentaire provenant de la circulation des poids lourds.

 

Le problème des décharges sauvages  peut être résolu au bout de plusieurs années si les habitants se sentent acteurs de cette démarche citoyenne.

 

(Source : Collectif isarien de réflexion pour une gestion durable des déchets)

 

Conférence Dany Dietmann n°1 

Il faut espérer que le nouveau Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés du département de l’Oise (PDEDMA), privilégiera le tri des déchets ménagers, la mise en place de véritables filières industrielles de recyclage et favorisera l’implantation de déchetteries de récupération.

Les produits du recyclage industriel présentent un intérêt économique en tant que matière première  ou source d’emplois, d’où la nécessité  de stimuler l’utilisation de matières premières de recyclages  (MRP)  plus économes, notamment quand les process de transformation sont complexes.

Des Filières de Responsabilité Elargie du Producteur sont en place puisque le recyclage via les REP porte déjà sur 15 millions de tonnes de matières en France, impliquant  les industriels, les importateurs, les distributeurs et les éco-organismes  avec un partenariat avec les collectivités locales.  Il ne faut pas oublier l’économie sociale et solidaire avec pour exemple la récupération du mobilier.

 

Diminuer tous les déchets est une solution pour limiter l’implantation d’incinérateurs, de centres d’enfouissement technique et éviter ainsi des projets iconoclastes comme celui du bois du roi ou inutiles comme le projet de l’UVE de Villers-St-Sépulcre.

 

(Source : Association Crépy environnement et qualité de la vie)

 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:09

 

 

Le Conseil Général de l’Oise a demandé à Monsieur Henri Legrand, ingénieur général des mines un rapport sur la gestion des déchets dans l’Oise et sur l’opportunité ou non de la création d’une plate-forme de traitement de déchets à Villers Saint-Sépulcre (un incinérateur pour être plus simple).

Voici un condensé de ce rapport écrit en septembre 2012.

 

La situation

 

Depuis les années 1990, la gestion des déchets ménagers dans l’Oise est principalement réalisée par deux syndicats intercommunaux : Le syndicat mixte de la vallée de l’Oise à l’est et le syndicat mixe Oise verte environnement (SYMOVE) à l’ouest, un syndicat interdépartemental (SMITOB) au nord-ouest ainsi que des EPCI indépendants.

 

Au début des années 2000, le SMVO a créé à Villers-Saint-Paul un centre de valorisation énergétique des déchets ménagers. Par la suite le SYMOVE a souhaité à son tour de disposer d’un incinérateur d’une capacité de 110.000 tonnes/an qui serait implanté à Villers-Saint-Sépulcre. Le contrat de délégation de service public a déjà été signé le 11 février 2011 avec une société dénommée SYMEO.

 

Depuis le SMVO, dans un contexte de baisse de la production d’ordures ménagères, a fait savoir qu’il pourrait, à l’horizon 2020, traiter la quasi-totalité des déchets du SYMOVE.

 

La gestion des déchets non dangereux dans l’Oise est globalement marquée par la faiblesse de la valorisation et de l’importance de l’enfouissement dans le secteur ouest. Le projet SYMEO élaboré au milieu de la décennie 2000 était cohérent avec les objectifs nationaux de valorisation des déchets. Mais actuellement il est fondé sur un schéma de gestion des déchets qui ne correspond plus à l’évolution en baisse du gisements des déchets résiduels et par l’apparition de capacités disponibles dans des installations existantes et en particulier le centre de valorisation énergétique de Villers-Saint-Paul dépendant du SMVO.

 

Il en résulte que l’enfouissement garde un poids total important dans la gestion des déchets ménagers du département de l’Oise. Il concerne environ 40% des déchets ménagers et assimilés, le reste étant réparti à peu près à égalité  entre valorisation « matière » et organique, d’une part, et valorisation énergétique, d’autre part. Cela représente une majoration d’environ 8 point de la part de l’enfouissement par rapport à la moyenne nationale. La valorisation énergétique réalisée dans l’est est plus importante que celle réalisée à l’ouest du département.

 

Il existe une grande incertitude sur les données relatives aux déchets d’activités économiques à la suite d’initiatives de projets privés souvent évoqués et non confirmés mais un véritable besoin dans le développement assez rapide des capacités de valorisation énergétique de ces déchets a été vérifié.

 

Techniquement, l’installation du SMVO ne peut traiter les déchets d’activités économiques. Il le fait actuellement de manière assez marginale mais cela a provoqué des dysfonctionnements qui ont nui récemment au bon fonctionnement de l’incinérateur.

Le centre du SYMEO aura la capacité de traiter des déchets d’activités économiques. La possibilité d’échanges entre les deux centres de valorisation énergétique des différents déchets peut être envisagée mais aucune décision n’a encore été prise.

 

La communauté d’agglomération du Beauvaisis (CAB) et la communauté de communes rurales du Beauvaisis envisagent de quitter le SYMOVE pour adhérer au SMVO. Elles mettent fortement en doute les prévisions économiques du SYMOVE et des oppositions fortes se manifestent.

 

En ce qui concerne les déchets  ménagers et assimilés, la situation de départ est bien connue (production de 525.000 tonnes en 2010. L’un des facteurs d’évolution est la démographie. Les hypothèses prises par la DREAL et la DTT déterminent une progression annuelle de 0,3%. L’incertitude majeure porte sur les effets de la prévention avec une prévision de réduction de la production de 7% entre 2009 et 2014 et de 10% entre 2010 et 2020. Des hypothèses plus optimistes peuvent être faites grâce aux bons résultats déjà obtenus ces dernières années dans le département de l’Oise.

 

058  Le découpage du département : A gauche le SYMOVE, à droite le SMVO

 

Conclusion.

 

Elaboré dans le contexte du milieu de la décennie 2000, le projet SYMEO manifestait la volonté du SYMOVE d’adopter des modes de gestion des déchets conformes aux objectifs nationaux de valorisation et adaptés aux évaluations alors en vigueur des perspectives d’évolution du gisement de déchets à traiter.

Cependant, s’il reste cohérent avec les exigences techniques actuelles, ce projet se trouve maintenant confronté avec les ruptures décidées ou constatées récemment en matière de production et de gestion des déchets. De plus la clarification des perspectives pour les déchets d’activités économiques est également fortement souhaitable.

 

L’Etat doit mobiliser au cours des prochaines semaines l’ensemble des acteurs concernés pour progresser dans la voie de cette optimisation et de cette clarification.

 

 

Commentaires de l’association Crépy environnement et de la qualité de vie

 

Des oppositions se sont manifestées :

-      ACCIDE, plusieurs associations se sont regroupées pour faire entendre leurs voix et proposer une autre alternative ;

-      Le Comité Syndical du Syndicat Mixte de la Vallée de l’Oise composé de 57 élus, représentants de nombreuses communes, communautés de communes et d’agglomération ont émis des doutes sur la nécessité économique d’un tel projet ;

-      D’autres élus, des sénateurs, des députés s’opposent à ce projet ;

-      Le R.O.S.O. également qui milite pour la fusion du SMVO et du SYMOVE pour une véritable politique coordonnée de gestion des déchets ménagers et d’activités économiques.

 

(A suivre)

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